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Mille et une Terrasse N° 180 Mes Lèvres at La Faune

UN PEU de souvenirs alternatifs lors de la cent quatre vingtième des MILLE et UNE TERRASSE dans l’espace autogéré LA FAUNE - à MOUSCRON. Au cours d’une résidence d’une semaine dans les ateliers de METALLU A CHAHUTER à HELLEMMES dans le Haut de France, en vue de la construction de leur première METAFLEUR, Cayo et Matthieu Ha venaient alors de recevoir une proposition opportune dans un lieu alternatif de la petite commune de Mouscron, à la frontière belgo-française, par l'intermédiaire d’Olivier, le producteur de vinyles, au service de la nébuleuse anarcho-punk DO IT YOUSSEF.  Bien connu de nos deux amis et par lequel plusieurs transactions s’étaient déjà opérées, sur base d’un échange entre leur album la Maturité sexuelle des plantes et les fabuleuses éditions TAMLATE - petit village en terre cuite perdue dans les montagnes arides de l’Atlas - dont les gremlins ne manquaient pas de réclamer l’écoute au moment de prendre part au sacro-saint thé de la paix du quartier. Nos deux amis étaient accompagnés de Thomas – le frère de Matthieu Ha. Ils arrivaient à bord de la petite voiture rouge de la maman défunte de Cayo par une route qui n’en était pas vraiment une. Le site de la Faune se trouvait caché derrière une crèche d’enfants dont un sentier servait de passage et donnait accès à un ancien terrain réservé, à l’époque, au scoutisme.  Une grande bâtisse dominait le gazon entouré d’arbres et derrière laquelle se trouvait une très grande terrasse. Une grande armature en aluminium avait été installée et à l’intérieur de laquelle une autre structure, un cortex macroscopique réalisé en bois, venait l’accompagner... Le ciel mouscronnois était ensoleillé et malgré les innombrables nuages blancs aucun d’entre eux n’était venu ombrager la terrasse sur laquelle MES LEVRES dégustaient un sirop de rose en compagnie de Leurs hôtes PAULINE et JULES. Frère et soeur, natifs de Mouscron, Jules y avait été scout pendant sa tendre enfance. Les deux gravitaient entre la petite commune wallonne et Bruxelles. Une raison pour laquelle Pauline avait eu l’occasion de se rendre, à plusieurs reprises, dans le Centre de Beauté culturelle UN PEU. Puis Jules leurs présentait une affiche sérigraphiée. Trace d’un moment fort, concernant l’une de leurs nombreuses initiatives de cœur : LES ETATS GENEREUX DES MONDES ALTERNATIFS – ANTI-COLLOQUE PUNK ET FOUTRAQUE. Une réunion durant laquelle de multiples communautés alternatives s’étaient retrouvées de façon à faire les états généraux des activismes culturels au cours des dernières décennies écoulées. L’évènement avait été un succès, couronné et sauvegardé par un sens participatif inédit, dont la mutualité de ses acteurs et sympathisants s'était conciliée, de manière à absorber les dépenses du festival - élevés jusqu'à à trois milles euros. Les deux activistes faisaient aussi part des difficultés d’intégrité avec les paroissiens dont le clocher de l’église Saint Paul jouxte le petit domaine. Ainsi Cayo et Matthieu Ha venaient-ils à s’entretenir avec leurs hôtes et rendre compte de leurs propres expériences au sein de leur centre de beauté culturelle à Bruxelles. Ils leurs expliquaient le fonctionnement d’import-export de leur démarche à travers LES MILLE ET UNE TERRASSE. Ainsi la terrasse de LA FAUNE venait donc se rajouter à ce récit et dont la soirée était entrain de rassembler un bon public. La salle de concert était équipée d’une sono massive et d’une régis lumière. Deux régisseurs techniques étaient venus tout droit de Bruxelles, JULES et ALICE - jeunes et pleins d’entrain, ils portaient tous deux une fausse moustache. Matthieu HA ouvrait la performance par une cérémonie du drapeau d’or avant de poser celui-ci sur les sub-Bass en bas la scène. Puis le duo débutait leur répertoire de musique par un morceau difficile d’accès pour le public peu averti. De plus, à la fin de cette première suite musicale, la salle se trouvait soudainement dans l’obscurité. Les plombs venaient de sauter. Une fois l’électricité remis en marche, MES LEVRES devenaient alors plus accessibles et finalement irrésistibles. Le public de Mouscron venait de sentir alors sur leur front, le baiser ardent de la magie singulière de ce tandem pas comme les autres. Après la dernière chanson de Cayo Come with me, son acolyte reprenait l’étendard de la survie et le plantait dans la nuit, tel une offrande, dans le cortex de la cent quatre vingtième des MILLE et UNE TERRASSE. 

Photographies mouscronnoises de Cayo van Breugel 
















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