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Mille et Une Terrasse N° 190 Mes Lèvres at La Bretelle, Geneva CH

UN PEU de souvenirs transalpins au cours de la troisième partie de la tournée des trois lumières - LA LUMIERE DU TEMPS. Pour aller rejoindre la cent-nonantième des MILLE ET UNE TERRASSE. MES LEVRES étaient une nouvelle fois à bord de la petite voiture rouge de la maman défunte de Cayo. Elle traversait Toulouse à 20 km/h avant de s’engager sur l’autoroute. Une très longue journée s’annonçait. Tout d’abord, Cayo faisait le plein d’essence dans une station, de quoi parcourir 683,5 km et atteindre GENEVE en fin d’après-midi. Lors de cette halte, les deux voyageurs faisaient la rencontre de trois Petites sœurs de l’agneau. Un ordre fondé sur la foi chrétienne et le dévouement aux pauvres. Ainsi avaient-elles coutume de prendre leur sac à dos et de se déplacer en auto-stop. Le véhicule de nos deux amis était chargé de fond en comble et ne permettait pas d’emmener les trois religieuses. Ils les portaient toutefois dans leur cœur en souhaitant aux trois pélerines un bon voyage. Six heures de route plus tard, le paysage offrait son lot de montagnes, de fleurs et de prairies. Les deux bruxellois retrouvaient le royaume du Haut lumineux. Ils allaient tout d’abord déposer leurs instruments au café-concert la BRETELLE avant de reprendre leur véhicule et de le garer à l’extérieure de la ville chez CRISTINA, l’une des nièces de CAYO - installée dans la région depuis peu avec son mari et ses deux enfants. Après un petit diner et un apéritif, ils regagnaient le centre-ville pour récupérer les clés de leur chambre située à une centaine de mètres - entre le café-concert et le lac LEMAN. Ils dormaient dans le quartier Saint Gervais, dans un petit studio, au dernier étage d’un grand immeuble et en haut duquel étaient accrochées comme deux sœurs siamoises - deux pendules collées côté à côte. L’une indiquait l’heure, exactement dans le sens inverse de l’aiguille d’une montre. Le lendemain MES LEVRES allaient pour se rendre à l’usine, haut lieu alternatif culturel de Genève - l’équivalent du Beursschowbourg à Bruxelles. Ils se dirigeaient dans un petit magasin de vinyle au rez-de chaussée pour retrouver une connaissance, un personnage illustre et taciturne - DAMIEN. Il avait adapté une scène dans son espace de poche. Elle devenait une rampe de concert dont mille et une performance avaient été diffusées en directe sur les réseaux internet. Il avait programmé MES LEVRES il y a six ans. L’émission avait attiré plus de 4000 internautes ce soir-là. Lorsqu’ ils arrivaient sur les lieux, ils assistaient par hasard à une séance autours d’une artiste en résidence - BEATRICE GRAF. Brillante batteuse et compositrice, grande figure artistique à Genève, agée d’une soixantaine d’années. Elle jouait sur un instrument à une cordes électriques. Elle marquait des rythmes rock en faisant parcourir ses baguettes de batterie sur sa la corde électrique. Son approche était d’une fulgurance époustouflante et artisanale. Les deux visiteurs quittaient ensuite le magasin en longeant le Rhône jusqu’à son embouchure avec le Lac Léman. Le vent soufflait sur le grand jet d’eau puissant. Ce samedi après-midi était beau et paisible, les oiseaux chantaient dans toutes les rues de Genève, et paraissent cohabiter avec les terriens.  Enfin nos deux amis retournaient au quartier Saint Gervais, au café-concert la BRETELLE en fin d’après-midi et préparaient leur scène. Ils étaient accueillis par l’auteur compositeur genevois FELICIEN LIA. L’artiste était venu jouer à Bruxelles dans leur Centre de Beauté culturelle UN PEU - lors de la TERRASSE N° 78. C’était avec beaucoup d’allégresse qu’il retrouvait Cayo et Matthieu Ha. Ces derniers portaient leur tenue de scène. La Dutchesse avait enfilé une robe noire avec des tulipes de différentes couleurs. Matthieu Ha portait son piano à bretelles et faisait honneur au lieu. Il rejoignait sa collègue pour un opéra usb suivi avec beaucoup d’attention par le public helvète. La Bretelle figurait parmi les plus anciens établissements de la ville. A ses débuts dans les années septante, il abritait un bistrot - le café la Channe Valaisanne - Puis en 1979, racheté par une accordéoniste -MARIE CLAIRE ROLLIN – qui donnera le nom actuel du café-concert LA BRETELLE. L’endroit devenait depuis lors, un lieu irréductible de marginaux où se retrouvaient entre autres la communauté homosexuelle. Félicien était bénévole parmi une cinquantaine de membres qui encadrent ce petit café associatif. Il y avait LOULOU, une artiste cabarettiste de longue date, avec laquelle Félicien accueillait sympathiquement le public au bar ce soir-là. Les genevois étaient enchantés de la performance du duo bruxellois et demandait un morceau supplémentaire à la fin de celle-ci. MES LEVRES terminaient alors en apothéose sur un dernier morceau - POLLEN DE LA FORET. Pollinisant de mille et une note de musique la cent nonantième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

Photographies de voyage et helvètes de Cayo van Breugel et Matthieu HA 



















































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