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Mille et Une Terrasse N° 197 PAUSE UN PEU with Aurélie Charneux & Little Musgrave

UN PEU de souvenirs du troisième épisode PAUSE UN PEU avec AURELIE CHARNEUX et LITLE MUSGRAVE, lors de la cent nonante septième des MILLE et UNE TERRASSE. En ce début de soirée, le Vaux Hall était semblable à un temple solaire. La planète de lumière éclairait le parterre à une distance de 152 millions de kms. Aurélie Charneux,  installée sur un petit autel d’or, au devant de la coupole centrale, inspirait profondément avant de souffler une ribambelle musicale à partir de sa clarinette magique. Dès lors, le Maitre du temps se laissait flotter tout en marchant avec sa chaise haute entre les tables. Cela rappelait les premières sorties spatiales à bord du premier scooter de l’espace en 1984.  Il prenait ensuite place sur son siège orange dans l’axe de la clarinettiste, à une dizaine de mètres plus loin. Puis commençait sa prière du temps : “AM”... “AM.AM”. La Maitre de cérémonie intervenait alors pour déclamer au milieu de l’audience avec la clarté de son premier haïku :

  

La Meuse fait ses pas      De Maas zet haar stap 

Sa beauté est claire et nette.     De schoonheid staatklaar en net   La neige en été      Sneeuw in de zomer 


Le ciel était taché de magnifiques cumulus moutonneux sur fond bleu. Le vent pouvait les manipuler à sa guise en évitant d’ombrager le site - de la même manière qu’ Aurélie Charmeux maniait avec son souffle angélique les sonorités de son instrument à vent, de façon à ce que cette dernière ne perdît son fil dans le labyrinthe du temps. Après trente minutes de jeu, le public trouvait une nouvelle fois à sa sortie – la Maître de cérémonie avec un deuxième Haiku pour introduire le chanteur LITLE MUSGRAVE :


" L’été par la corde           "Zomer aan de snaar 

Pas les choses à la légère           Dingen niet licht opvatten 

Le destin en chiffres"           Het lot in cijfers"   


 Le britannique de Bruxelles avait emporté avec lui un étui comprenant sa guitare et son fameux banjo. Les deux instruments étaient câblés vers une panoplie de pédales de commande en lien avec chacune de ses chansons. Au milieu des transats et des tables, le musicien envoyait toute sa puissance de feu musical comme des allumettes magiques pleines d’étincelles. Le public était avec lui tout le long de son concert pop rock artisanal. LITLE MUSGRAVE finissait alors triomphalement, dans les éclats et les froissements de la danse du drapeau d’or tout en recevant le dernier geste amical du soleil avant que celui-ci ne se couchât derrière les arbres de la cent nonante septième des MILLE et UNE TERRASSE. 


Photographies ensoleillées de Cayo van Breugel









































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