Mille et Une Terrasse N° 293 Leo Blomov - Vivre avec un chien et un fusil - Mes Lèvres
- Matthieu Ha

- Mar 6
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Updated: Mar 19
UN PEU de lignes de souvenirs lors du troisième volet du FESTIVAL DES DEBUTS et durant la deux cent nonante troisième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Le début du mois de mars avait vu s’aligner six planètes dans les astres : Mercure, Vénus, Saturne, Jupiter, Uranus, Neptune. C’était sans compter le soleil radieux qui faisait son retour sur le Boulevard d’Ypres depuis le début du mois. Le Centre de beauté culturelle n’allait pas s’arrêter sur un si bon chemin et proposait une extension d’étoiles musicales en compagnie de LEO BLOMOV, VIVRE AVEC UN CHIEN ET UN FUSIL et MES LEVRES.
Léopold Blomov alias Léopold Collard n'était pas étranger à UN PEU et à ses MILLE ET UNE TERRASSE. Le musicien avait joué à Bruxelles à trois occasions comme pianiste-accompagnateur lors des concerts de Julien Gasc (terrasse N°98 - N°173 - N°155). Le piano angélique venait de perdre une corde – le do - dans sa première octave. Matthieu Ha l’avait involontairement cassée en jouant dessus. Cayo lui avait confié, qu’à sa connaissance, seul l’artiste BILLY Joel était connu pour casser les cordes de son piano. La restauration de cette corde avait nécessité la venue d’un réparateur-accordeur : Sylvain Pâté. Ce dernier avait dû commander une corde en Allemagne. Après avoir retiré l’ancienne corde, il fixait la nouvelle. Réinstaller une corde de piano demande plusieurs semaines de ré accordage et dans certains cas - des mois. Fort heureusement et fait rare selon Sylvain Pâté, la corde avait trouvé son “do” après quinze jours seulement de pause. Finalement, lorsque Leo Blomov arrivait sur la scène avec son groupe, Cayo et Matthieu Ha s’apercevaient que le musicien n’allait pas faire usage du piano pour son concert. En effet LEO BLOMOV était devenu, pour ce soir, un guitariste accompagné d’un bassiste - Joseph, et de deux flûtistes (flûte traversière) Sylvain et Cyprien Nonchalant - frère cadet de Gaëtan Nonchalant (Terrasse N°292). Le compositeur parisien présentait dans la terrasse souterraine un excellent répertoire de chansons d’inspiration brésilienne. Leo Blomov chantait, assis, avec le timbre calme et suave de la langue portugaise. Les deux flûtistes, et le bassiste venaient conforter la douceur de son tour de chant couronné de succès.
-Applaudissements-
Après l’entracte, le public regagnait sa place dans l’auditorium HD de la terrasse souterraine dans une ambiance festive. Matthieu Ha était en train de jouer une reprise du boléro de Maurice Ravel en compagnie de Clément Delhomme (Terrase N°177) à la guitare électrique. Ce boléro, composé il y a nonante huit ans, était joué par Matthieu Ha à l’accordéon avec le soutien de la boîte à rythme de son synthétiseur. l'approche de ce chef d'oeuvre était pour le moins “batârde”. Au lieu d’aborder le thème comme le voudrait la rythmique du boléro, le bruxellasien choisissait parmi les rythmes de son synthétiseur japonais, un rythme binaire aux accents de fanfare. A chaque retour du thème principal, Clément Delhomme surenchérissait la mélodie avec sa guitare électrique country. Les deux musiciens produisaient ainsi un "post boléro country" dans une ambiance populaire telle qu’elle pourrait exister dans un petit bar du quartier des Marolles - un Dimanche midi. Ensuite Cayo prenait place et présentait le programme de MES LEVRES. Le duo allait interpréter quatre morceaux dont le premier, composé au début de leur association en 2015. Epoque durant laquelle le tandem s’appelait van TWOLIPS (Terrasse N°5, N°16, N°66). La chanson s’intitulait ZWART TULPEN (la tulipe noire). Ce très beau titre(hommage à la crise financière que traverse l'occident actuellement) avait été conçu en vue de présenter leur candidature à l’Eurovision. Seulement les critères sur lesquelles la compétition se basait, ne pouvaient donner la moindre chance d’inclure l’artisanat et l’indépendance de nos deux amis. Cela étant, onze années après sa création, la chanson ZWART TULPEN, appuyée par la guitare électrique de Clément Delhomme, allait recevoir un tonnerre d’applaudissement dans la terrasse souterraine. Dans le public, Jonty Toosey (terrasse N°223) était venu rendre visite à nos deux amis. Le cinéaste était en train de finaliser son prochain long métrage réalisé dans le royaume (Exit the Rabbit Hole). Il avait engagé comme acteur principal le fabuleux FRANCOIS DAMIEN. Après leur seconde pièce (After all), MES LEVRES présentaient une reprise d’un autre duo des années 80 – EURYTHMIX. “Sweet dream”. Puis terminaient leur récital par le morceau phare de Cayo “COME WITH ME”. Pour ceux qui connaissaient MES LEVRES, la prestation de ce soir avait été considérée comme la meilleure.
-Applaudissement très nourri du public-
Pour finir le programme, les spectateurs retrouvaient Clément Delhomme en solo ou presque car l'auteur compositeur présentait son tour de chant sous le titre VIVRE AVEC UN CHIEN ET UN FUSIL (Terrasse N°229, N°30). Durant sa présentation, Matthieu Ha en avait imaginé une légende, selon laquelle, Clément Delhomme s’était trouvé dépourvu d’imagination, tant et si bien qu’il demandait à son chien de lui souffler des idées à l’oreille. Si la chanson ne lui plaisait pas alors le musicien prenait son fusil et abattait l'animal. Après avoir sollicité l’aide de 100 000 canins, le musicien aurait ainsi pu mettre sur pied son répertoire.
Clément Delhomme aimait la plaisanterie tout comme la chanson crépusculaire. Sa voix de chanteur pop alsacien présentait une palette de couleurs blues à la française. Le musicien portait sobrement un survêtement vert et un pantalon en jeans. Il s’était assis avec sa guitare, son chien, son fusil et sa timidité désarmante devant l’auditoire de la deux cent nonante troisième des MILLE ET UNE TERRASSE.
-applaudissements-
Alignement photographique de Cayo van Breugel












































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