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Mille et une Terrasse N° 51 Rombouts&Bruil

UN PEU de souvenirs de la cinquante et unième des MILLE ET UNE TERRASSE. Une date marquée par l’absence de la Duchess Cayo. Pour des raisons familiales, elle devait se rendre à Chimay. Toutefois Matthieu Ha était soutenu par Yacine et Vincent Patigny à la buvette sportive. Aussi, un deuxième drapeau d’or venait d’être accroché sur la toiture d’un appartement voisin (Giuseppe) – il flottait sur le ciel d’un bleu sans nuage. Bruxelles baignait dans l’une des premières journées particulièrement ensoleillé et estivale. Le béton du boulevard d’Ypres réverbérait la chaleur du quartier. Afin de garder la terrasse intérieure fraîche, Matthieu Ha préférait fermer les deux grandes portes vitrées à l’abri du haut-vent. Cette petite toiture avait été installée dans les années vingt, il y a pratiquement un siècle, de manière à préserver le bâtiment des radiations solaires et de faire fonctionner l’intérieur de cette bâtisse - à la façon d’une glacière. Les fenêtres des habitations voisines reflétaient sur les façades du trottoir opposé. Le Centre de beauté culturelle accueillait le duo Anversois ROMBOUTS-BRUIL. Ils arrivaient pour garer leur voiture devant la caravane. Les deux véhicules étaient reliés pour parcourir sur place un grand voyage dans les beautés culturelles. Beaucoup d’anversois sont venus pour assister au concert des deux artistes confirmés du milieu de la musique anversoise. Le fameux charme bâtard et international flamand. Le monde avait vu émerger depuis les années nonante, des artistes de la haute couture, de la danse, du théâtre et de la musique. Marquée par le groupe culte DEUS, Zita Swoon et bien sûr en figure de proue : le regretté ARNO – disparu le mois passé et dont les cendres venaient juste d’être jetées à la mer d’OOSTEND ce jour d’hui. Nicolas Rombouts et Sjoerd Bruil sont issus de la vague du début du vingt et unième siècle, avec DEZMONA et les Millionnaires. Une génération beaucoup plus américanisée et pop - pourtant leur essor restera plus régional comparé à leurs prédécesseurs. Les deux artistes se sont retrouvés durant les deux années précédentes pour mettre à jour une rencontre improvisée. Venus avec des assortiments électro et tout un canevas impressionniste de mouvements rock progressif. Leurs pieds étaient entourés de pédales d’effets, et faisaient autant preuve d’agilité que leurs mains sur leurs guitares électrifiées. Matthieu Ha avait projeté à côté du bassiste Rombouts un portrait d’un de ses illustres ancêtres : Théodor Rombouts - datant des primitifs flamands (et réalisé par Antoine van Deyk). La proposition musicale des deux « stylistes de la pop » emmenait le public à la manière d’un itinéraire vers l’Ouest. Mais Sjoerd Bruil suggérait à la deuxième partie du concert d’autres issues dont des chinoiseries mélodiques. Pour terminer le MILLIONNAIRE se tournait vers la petite radio. Au moment où celle-ci était allumée, et pendant que la musique continuait à se développer, une voix radiophonique francophone sortait de l’appareil en posant une question à son interlocuteur : « Est-il possible de faire l’amour en période de guerre ? ». Le concert achevé, la nuit venait juste de tomber. Un bus klaxonnait devant la terrasse extérieure. C’était Yacine le chauffeur du Chicago. Celui-ci venait de se marier et cherchait une place pour se garer. Alors en cadeau de mariage, la caravane et la voiture des deux anversois lui cédaient, une heure plus tard, la place de parking. Enfin à la place des traditionnels chocolats after eight distribués par Cayo, Billy, une jeune femme d’une vingtaine d’année distribuait des fraises sanguines et délicieuses à chacune des personnes installées sur la cinquante et unième des MILLES ET UNE TERRASSE.




































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