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Mille et une Terrasse N°165 SAGOR by Alexandra - BERENGER 2000 - Marco Carboni & Marco Giongrandi

UN PEU de souvenirs féériques avec ALEXANDRA, BERENGER 2000, MARCO GIONGRANDI et CARBONI lors de la cent soixante cinquième des MILLE et UNE TERRASSE. LE Centre de beauté culturelle accueillait la plasticienne bruxelloise ALEXANDRA, pour une exposition débordante de nature. Elle venait d’achever un ensemble foisonnant de dessins réalisés à l’encre, des gravures, des vêtements et des céramiques. Toutes ses œuvres présentaient des portraits d’oiseaux, d’animaux de différentes espèces. Elle leur avait donnés naissance à l’aide de pinceaux fabriqués par ses soins. Au lieu d’employer le poil de martre très connu pour peindre, elle choisissait de confectionner ses brosses à partir du duvet de plumes ou encore des brins d’herbe sèche attachés à une brindille ou du bambou. Un mystérieux intitulé : “SAGOR” avait été imprimé sur les invitations de son vernissage. Selon l’artiste d’origine scandinave, SAGOR signifierait : contes de fée. Comme une baguette magique, elle récupérait les boîtes de lait Tetra pack vides pour en faire des plaques de gravure. Ses pinceaux imprimaient ses personnages sur des robes, des vestes, des coussins et du papier - petits et grands formats. Il y avait enfin une série de petits masques d'oiseaux noirs, ainsi que des vases de différentes tailles, des sculptures entremêlant tressages végétaux sur des structures en céramique. La céramique avait été récupérée sur un décor de théâtre, elle la recyclait pour réaliser son propre théâtre. Le publique était émerveillé par le vernissage, devenu quasiment une réserve naturelle pour les yeux ou encore était-ce le prologue d’un grand livre de conte de fée. Cayo et Matthieu Ha avait demandé de l’aide à Clément Delhomme et Manon Laigle. Cette dernière venait de remporter le prix du public et du jury au cours d’un festival de la soupe en France, avec la fameuse soupe du “PAYS DES CONFINS” - (la soupe aux betteraves). Matthieu Ha venait d’en préparer pour la soirée, une marmite pleine dont le public n’en faisait qu’une bouchée. Dans la Terrasse sous terraine le bruxellois Marco Giongrandi et son homologue venu de Milan - Marco Carboni - ouvraient un concert de folk de leur composition. Marco Giongrandi accompagnait son vieil ami au banjo d’une manière discrète et lumineuse. Marco Carboni était à la guitare et au chant lied. Un répertoire de très grande qualité où leurs balades et ses mélodies simples n’avaient rien à voir avec le raccourcissement des jours mais plutôt avec le prolongement de la beauté de la nuit. Cayo prenait en photo les deux amis à la fin du concert. L’exposition attirait de plus en plus de personnes et le concert de Bérenger 2000 tout autant. Cayo avait disposé la Terrasse sous terraine en discothèque pour permettre à la cinquantaine de visiteurs de se laisser entraîner par le sound système du chanteur bruxellois. Natif de Béthune, ses chansons empruntaient la voix démodée du rock français des années quatre-vingt. Bérenger 2000, avait son effigie - brodée par Manon Laigle - sur un énorme slip Kangourou qu’il portait avec des bretelles - il l’avait gagné lors de la terrible tombola truquée (APPRENDRE à TUER - Terrasse N°16). Tout ce maniérisme était une façon subtile de s’éloigner d’une banale nostalgie et de conduire l’assistance vers un amusement transcendantal jusqu’à s’engouffrer de bonheur dans la cent soixante cinquième des MILLE et UNE TERRASSE.

Conte de “faits” photographié par Cayo van Breugel























































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