Mille et Une Terrasse N° 289 QTEE - Kaneng Lolang
- Matthieu Ha

- Jan 9
- 2 min read
Updated: Jan 16
UN PEU de souvenirs du premier FESTIVAL DES DEBUTS lors de la deux cent quatre-vingts neuvième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Ce début d’année était plus qu’improbable. Les actualités du monde, la situation économique du royaume et la fermeture de quatre lieux culturels bruxellois dont “les ateliers claus” (terrasse n°217) donnaient des signes d’incertitude, à moins, et pussent-ils en être ainsi, que ces mauvais sorts eussent été relatifs à la numérologie de l’année 2026 :
l'année 2026 est marquée par l'année universelle 1, symbolisant le début d'un nouveau cycle, le renouveau et l'action, mais c'est une année de bilan et d'achèvement pour beaucoup, surtout pour ceux en année personnelle 9, qui clôturent d'anciennes phases, ce qui peut créer des paradoxes entre le lâcher-prise personnel et l'élan collectif de nouveauté, nécessitant sagesse et détachement pour se préparer au futur.
La météo de ce début janvier 2026 était marquée par un ciel infiniment ténébreux - bien plus obscure que la nuit, et qui, sans relâche, déversait sa pluie glaciale sur la grisaille des pavés éteints. La tempête GORETTI, dont les rafales de vent pouvaient atteindre les 100 km/h, ne faisait qu’aggraver “le désastre des astres”.
Pourtant Cayo et MAtthieu Ha en avait vu d’autres. Coriaces comme deux nordistes, ces deux-là n’avaient pas froid aux yeux. Ils sortaient la caravane sur leur précieuse place de parking, dans le boulevard d’Ypres. Puis, enfilaient leurs plus beaux apparats et les gestes en usage, de manière à présenter leurs nouvelles soirées de l’année 2026 :
LE FESTIVAL DES DEBUTS.
Le Festival des débuts n’était pas forcément celui des débutants mais le début de “quelque chose”. La musicienne KANENG LOLANG “débutait” la soirée dans la terrasse souterraine devant un auditorium archicomble. C’était une musicienne aux origines multiples : russe - nigériane ayant vécu au Burkina Faso à Bobo dia lasso. Une ville subéquatoriale qu’avait bien connue Matthieu Ha durant sa jeunesse et au cours de laquelle le jeune bruxellasien avait joué dans un étang au milieu d’une dizaine d’hippopotames. KANENG LOLANG résidait actuellement à Londres et venait jouer pour la première fois à Bruxelles. Sa musique solitaire se reposait sur sa basse électrique. KANENG LOLANG développait un spectre sombre avec son instrument et un équipement d’appoint. Ses manipulations faisaient émerger un accompagnement singulier d’amas harmoniques ténébreusement fluide.
La russo-africaine jouait des intempéries extérieures. Elle s'apprêtait à recevoir la bise de l’hiver sur la langue lumineuse de son cierge. Lueur d’une petite flamme ou Alexandrin d’un phare qui répétait sa rime scintillante sur le rideau lamé or de la scène. Sa voix venait en renfort et apportait la respiration de son tumulte sacré. Applaudissement du public
Puis la lumière carrée du pétale blanc UN PEU, s’allumait de nouveau pour éclairer le petit orchestre de QTEE - emmené par le très créatif QUENTIN STOKART (terrasse n°145). L’artiste avait ce goût prononcé d'individualiser les pochettes de ses disques laser. Des touches éparses et colorées de peinture à l’aquarelle à la manière d’ un “fairy bread” (pain de fée). Entouré de musiciens tels que : Raphael Desmaret alias RAPHAEL SAMELIORE(terrasse n°109), Théo Lanau (terrasses n°155 - n°285) - Angelina Campos Nuñez, Garance Giang Vo, Daria Mészáros (Terrassen°129) - tout un petit monde relatif au GEORGE collectif (terrasse N°244) et au de-là. Guitariste, QUENTIN STOKART proposait une musique sans parole post pop, post rock, post jazz, post électro. Un glacis synthétique de mélodies positives, empreintes d'ondulations sonores. L'ensemble enjolivait ses développements musicaux au moyen de leurs multiples synthétiseurs. La batterie de Théo Lanau, exempte de tout fracas, entraînera le sextet loin des tumultes du concert précédent. C’était la première fois que Quentin Stokart présentait QTEE dans cette nouvelle formule et aura eu le mérite, dès ce début d'année 2026, d’extraire des ténèbres, la deux cent quatre-vingts neuvième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Photographie des débuts de Cayo van Breugel









































Comments