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Mille et Une Terrasse N° 193 PAUSE UN PEU with Florian Guibert & Liouba Frydman

UN PEU de souvenirs du premier épisode PAUSE UN PEU dans le cadre magique du VAUX HALL et durant la cent nonante troisième des MILLE et UNE TERRASSE. Cayo et Matthieu Ha présentaient l’ouverture de leur nouvelle revue artistique et musicale dans le prestigieux site NEO classique du VAUX HALL. Caché derrière le théâtre du Parc, un lieu empreint de raffinement et d’histoire.    Bâti au XIX siècle, il offrait un espace où les gens venaient pour danser, se rencontrer, se distraire, apprécier la quiétude du cadre. Parallèlement depuis le début du vingtième siècle, un cercle littéraire et artistique, appelé : LE CERCLE ROYAL GAULOIS, s'était installé et prenait son siège jusqu’à ce jour. Cette confrérie faisait du VAUX HALL, un lieu à l’écart, suscitant le beau et le mystère. Ce n’était pas la première fois qu’UN PEU venait participer à la programmation du lieu. En effet en 2020, le Centre de beauté culturelle avait marqué le Vaux hall de leur programmation unique et dont ils avaient le secret. Leur offre, à l’époque, alternait musiques classiques et musiques rock pop et progressives. Performances en plein air, écoute des spectateurs sur des transats.  Des pétales d’ombre BEAUCOUP, montés sur des pieds de quatre à cinq mètres de haut, envoutaient ce lieu magique durant cet été 2020 exceptionnellement radieux. Quatre ans plus tard, la Ville de Bruxelles revenait vers Cayo et Matthieu Ha. La ville leur faisait une commande pour la période estivale qui s’annonçait. Il leur était demandés d’organiser un évènement particulier chaque jeudi soir entre 19H30 et 20h30. Cet évènement devait signifier une rupture dans le rythme culturel du site et de la ville. Les deux associés faisaient une proposition sur mesure, au titre évocateur et de façon à satisfaire cette demande : “PAUSE UN PEU”.  Cette petite manifestation mettait en avant deux artistes répartis sur trente minutes chacun. Ceux-ci allaient être encadrées par une maître de cérémonie (Cayo) et un Horloger ou maître du temps (Matthieu Ha). La maître de cérémonie, vêtue d’une robe à fleurs jaunes, introduisait la performance de chaque artiste par un HAIKU. Le poème était écrit en deux langues - le français et le néerlandais. Ainsi pour le flutiste FLORIAN GUIBERT, la maître de cérémonie disait:

        " Arriver d’abord        “Als eerst aankomen 

Planter doucement la graine         Zachtjes het zaadje planten 

         Naître par le vent “       Het licht inblazen” 


Aussitôt, le maître du temps faisait son apparition sur le parterre du Vaux Hall avec sa grande chaise haute. Il était vêtu de son fameux pullover bleu turquoise au-dessus de sa chemisette blanche. Des bas jaunes urbains et un bermuda blanc recouvraient ses jambes.  Il portait une casquette de garde champêtre. Elle lui avait été offerte par un ami à PEKIN après avoir appartenue auparavant à un officier chinois. Il escaladait ensuite sa chaise haute avec son accordéon à l'épaule, jusqu’au siège orange. L’homme prenait place et commençait alors son chant. Celui-ci consistait à prononcer une note brève - “AM” - répétée à différents moments et de manière irrégulière. Elles représentaient les secondes et finalement, le LABYRINTHE du TEMPS. C’est au cours de cette équation spatio-musicale qu’allait évoluer le flûtiste FLORIAN GUIBERT.  Le bruxellois se trouvait sous la coupole du kiosque. Il avait équipé son instrument avec de nombreux appareils d’appoints. Sa flûte se dilatait par les effets de réverbérations très variées. Sa musique se faufilait dans le labyrinthe musical comme s’il était chez lui. Il y avait un léger vent qui remuait le drapeau d’or, fixé sur le dossier de la chaise haute de l’horloger. Tout se déplaçait lentement, le public assis à table prenait l’apéritif et la douceur de l’instant. Parmi eux, Vincent Patigny, le président du Centre de Beauté culturelle UN PEU, fêtait son soixantième anniversaire avec quelques amis. A la sortie du labyrinthe, la Maître de cérémonie lisait son deuxième haiku de façon à introduire le récital de LIOUBA FRYDMAN devant un piano quart queue :" 


La mousse tache d’encre               Met inkt bevlekt mos 

Laisse des traces dans la neige      Sporen achter in de sneeuw 

Car la queue remue "                De vleugel wappert"   

 

L’artiste avait fait sa première apparition durant la cent quarante deuxième des MILLE ET UNE TERRASSE, présentant tout un set de musique impressionniste. Cette fois-ci Liouba FRYDMAN y présentait ses chansons dans une tessiture vocale très jazz. La voix était familière à celle de la chanteuse NINA SIMONE. Le tempérament de l’artiste était d’une très belle humeur et ses chansons crépusculaires. Le Maître du temps, toujours assis sur sa chaise haute, finissait par accompagner LIOUBA FRYDMAN avec sa danse du drapeau d’or - étendard de la survie - de façon à terminer en beauté cette heure passée durant la cent nonante troisième des MILLE et UNE TERRASSE. 

Photographie en petite pause de Cayo van Breugel & Florian Guibert










































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