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Mille et Une Terrasse N° 270 SHANGHAI 吞音兽——小河×马哈哈×Cayo 11.01 上海 西岸大剧院·一方剧场

Updated: 4 days ago

UN PEU de souvenirs de la deux cent septantième des MILLE ET UNE TERRASSE au cours de la tournée TUN YIN SHOU ou les « Les bêtes sauvages dévoreuses de voix ». 

La cinquième étape de la tournée allait emmener nos amis dans la ville réputée de SHANGHAI. Ville gigantesque de plus de 27 millions d’habitants, le deuxième port du monde. L'amoncellement de ses containers de marchandises culminait au même rythme que les gratte-ciels. Xiao He et sa famille s’étaient installés récemment dans un quartier à l’extérieur du centre-ville. MA HA HA et Cayo s’étaient rendus chez eux. Xiao He vivait en compagnie de son épouse JAJA, une artiste travaillant dans le cinéma d’animation. Le couple présentait à nos deux amis leur enfant et deuxième fils de Xiao He : TIN TONG - âgé d’un an et demi. Xiao He faisait ensuite la visite de son studio d’enregistrement qui se trouvait à l’étage. Il y avait un piano. Aussitôt Matthieu Ha se précipitait dessus pour y jouer un air improvisé avec son compagnon qui l’accompagnait au Ruan. Une “chinoiserie mélodique et répétitive en ressortait. Xiao He aimait tellement cet air qu’il proposait à MA HA HA de l’utiliser pour leur prochain album. Ils baptisèrent le morceau “TING TONG”. Après un bon déjeuner dans un centre commercial vidé de ses magasins - en cause des achats en ligne - les trois musiciens se dirigeaient dans le quartier animé du théâtre national de Shangaï. Les shanghaiens vivaient dans un paysage urbain démesuré, au rythme de la modernité, de l’opulence, du luxe, de la splendeur allant du raffinement jusqu’au kitch. Des défilés de chiens de race – sur toilettés et coquettement costumés - que promenaient leurs maîtres sur les rives piétonnes et commerciales du fleuve Huangpu, étaient devenus un nouveau mode de vie ostentatoire à la chinoise. Il y avait également toute une ribambelle de viennoiseries que la ville s’était appropriée. Réinventant le croissant - à la forme aplatie et des plus croustillant. Il y avait aussi, des pains gourmands aux saveurs diverses et dont la miche avait la tendresse d'une peau appétissante et des plus moelleuse.  

Pour leur nouveau concert, Matthieu Ha avait confectionné deux pétales. Un pétale d’or BEAUCOUP et un pétale à la folie - dédiée à la ville : “LE PETALE de SHANGHAI”. Il ne disposait que d’une heure pour sa confection. Il comptait utiliser du papier chinois découpé rouge.  Un papier où chaque ornement et illustration étaient incrustés par des découpages à la paire de ciseaux. Une maîtrise méticuleuse et complexe, le tout tenant sur une feuille de riz !!! Un ouvrage ancien, populaire et ô combien raffiné que Ma Ha Ha avait commandé en ligne ainsi qu’une tente de camping avec laquelle il comptait utiliser l’armature pour monter ses deux pétales. Le service à la chinoise allait encore étonner nos deux amis au moment où leur commande en ligne venait de leur être livrée quarante minutes plus tard ... au théâtre. Une livraison inimaginable en Europe. Une autre chose étonnante était l’équipe technique du théâtre qui avait reçu l’ordre de ne pas utiliser le jeu d’éclairage de la scène. Le théâtre national de Shangaï qui refusait l’usage de ses lumières, là où au même instant, les façades des buildings voisins étaient illuminées de toute part. Quel obscur paradoxe. Cela étant, rien ne pouvait désorienter l’enthousiasme de nos trois amis. Ils installèrent les deux pétales géants derrière eux et offraient un décor plus qu’honorable au concert. Le public shanghaïen avait même salué les deux pétales par de vifs applaudissement. Parmi l'assistance MA HA HA avait un vieil ami LOU SHEN rencontré quatorze ans auparavant. Chanteur d'un groupe de rock dur et agent douanier de la poste. Il était marié à une chinoise de nationalité française et qui résidait dans la région parisienne. MA HA HA tenait à lui offrir un disque vinyle de sa création.

Après deux heures de jeu, Xiao He, Cayo dans une robe d’or - la même portée pour ses 50 ans (Terrasse N°96)- et MA HA HA se retrouvaient ensemble pour une dernière improvisation en trio au cours de laquelle Matthieu Ha demandait au technicien lumière de descendre complètement la lumière néon qui éclairait la salle. L’espace était alors tombé soudainement dans le noir total. Le public amusé, exprimait sa surprise et son excitation. Puis avec une lampe de poche Matthieu Ha reprenait la main jusqu’à la fin du concert. Le public faisait un triomphe à nos trois amis. Ensuite MES LEVRES invitaient le public sur la scène pour vendre leur rouge à lèvres USB pendant que Xiao He continuait à chanter en acoustique. Seulement les techniciens s’opposaient à ce que la vente des albums eût lieu dans la salle de concert et demandèrent à MES LEVRES de sortir du Théâtre pour continuer à vendre leur musique ... au-delà de la deux cent septantième des MILLE ET UNE TERRASSE. 


Photographies Shanghaïennes de Cayo van Breugel 

   

 



 
 
 

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