Mille et Une Terrasse N° 271 DANANPO 吞音兽——小河×马哈哈×Cayo 11.02 河南 修武大南坡
- Matthieu Ha

- Nov 2, 2025
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Updated: 4 days ago
UN PEU de souvenirs de la deux cent septante et unième des MILLE ET UNE TERRASSE lors de la tournée TUN YIN SHOU ou les « Les bêtes sauvages dévoreuses de voix » -
Au cours de cette sixième étape, MES LEVRES partaient dans un endroit reculé dans les montagnes – DANANPO. Village situé dans la région du HENAN à plus de cinq heures de trajet en train et en mini bus depuis Shanghai. DANANPO était né dans les années 70, à l’époque où un plan de développement de l’industrie du charbon avait été lancé. Cela avait alors entraîné la construction de plusieurs bâtiments publics - aujourd'hui désaffectés. DANANPO reposait actuellement sur l’agriculture et l’artisanat. Elle faisait également l’objet de rénovations concernant l’ensemble des bâtiments du conseil du village - fabriqués en brique et en bois dans la grande tradition des constructions chinoises - et qui datait des années 80. Les anciens bâtiments du comité de village se composaient de trois groupes de cours à différents niveaux de terrain. La cour centrale était la cour principale, et la cour en contrebas adjacente se situait un étage plus bas à un mètre de profondeur et où étaient rassemblés des centaines de villageois qui attendaient excités et impatients devant la grande scène. Celle-ci avait été dressée depuis la veille – au premier jour du festival. Des braseros avait été installés de manière à réchauffer les spectateurs. La nuit était fraîche mais n’amenuisait en rien la joie des habitants. Les festivités avaient été organisée par le label de Xiao He – MODERN SKY et son responsable Xiao Zhou. Celui-ci accueillait Cayo et MA HA HA mêlés dans l’effervescence du village. Au programme était prévu un opéra chinois local avec les “HUAI BANG”. Les chanteuses étaient habillées comme veut la coutume.
Le concept chinois traditionnel du “yin et yang » divise les costumes de l’Opéra de Pékin en « cinq couleurs supérieures » (Rouge, Vert, Blanc, Jaune, Noir) et « cinq couleurs inférieures » (Rose, Bleu, Violet, Brun, Bleu clair). Les anciens Chinois accordent une grande attention aux couleurs de la nature. L’opéra de Pékin exprime la beauté mais également la notion de temps et d’espaces virtuels générés par leurs ornements et costumes.
Un petit orchestre les accompagnait à l’aide de violons chinois, d’un synthétiseur et divers tambours.
Ensuite c’était au tour de Xiao He et de Ma Ha Ha. Mes Lèvres et Xiao He ne s’étaient pas vus depuis le concert de la veille à Shanghai. Ma Ha Ha dans sa tenue de concert – chemise blanche longue - bas blanc – bermuda bleu foncé - cravate rouge et bien sûre - son inséparable toque rouge au cil charmant - attendait son confrère sur la scène. L’homme aux cheveux blancs éternels apparût costumé dans une tenue bleu ciel issue de l’opéra de Pékin. Il était magnifique. Xiao He avait mis de côté son Ruan, pour jouer avec son ami du tambour chinois. Les deux musiciens improvisaient alors des dialogues partant de logorrhées empreintes de l’opéra chinois pour l’un et de l’opéra de la renaissance pour le second, le tout ponctué par de violentes pulsations venant du tambour. Puis Cayo les rejoignait pour déclamer son Haiku en anglais en compagnie d’un excellent saxophoniste chinois. Les villageois étaient ravis.
La troisième partie du programme se poursuivait avec le concert de MES LEVRES, lequel était chaleureusement salué par le public. Selon les villageois, s’était la première fois que les habitants rencontraient une femme blanche et qui plus est une hollandaise. Cayo recevait d’aimable attention et geste d’amitié de la part des enfants de leurs parents et du public chinois en général durant cette tournée.
Pour clore cette magique manifestation, Xiao He avait changé de costume et se tenait dans une combinaison blanche en compagnie d’une chorale composée des enfants du village. Plus de cinquante enfants s’installaient sur la scène, encadré par Xiao He et ses musiciens dont le saxophoniste, un batteur, une claviériste, une violoniste et un bassiste. Le répertoire était fait de plusieurs chansons écrites par Xiao He. Le résultat de plusieurs mois de travail de longue haleine était finalement à la hauteur de l’évènement et démontrait la grande frénésie chinoise pour ce genre de manifestation.
Le public se séparait ensuite en plusieurs groupes, certains rentraient chez eux quand d’autres poursuivaient à l’intérieure de la salle des expositions où se tenait une mini conférence. Mes Lèvres étaient ensuite invitées à boire un verre de l’amitié parmi divers responsables du site, des peintres, des artistes, des poètes et écrivains dans une joyeuse confraternité. Nos amis allaient rester deux jours dans le village et profiteront de la région pour une visite dans un monastère bouddhiste campé dans les hautes montagnes, suivi d’un déjeuner dans un hameau paysan. Un cadre authentique plongeait Cayo et Ma Ha Ha dans un espace-temps dont les gestes précis, raffinés, ancestraux et populaire ne faisaient qu’accroître leur enchantement. Les panaches de fumé émanant des plats riches variées et abondants s’engouffraient à travers les rayons du soleil projetés jusqu’ à l’intérieur d’une modeste et digne demeure familiale et pouvait compter parmi cette inoubliable deux cent septantième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Photographies guidées par Cayo van Breugel
















































































































































































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