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Mille et Une Terrasse N° 302 Antoine Herran - Mocke, Delpuente & LYENN - Pieter De Buyser

UN PEU de souvenirs de l'ouverture du festival UN PEU JUSTE JUILLET lors de la trois cents deuxième des MILLE ET UNE TERRASSE 

Le centre de beauté culturelle ouvrait leur drapeau d'or pour une programmation musicale en compagnies d'un trio éphémère de musique impressionniste improvisée composée du guitariste MOCKE, du batteur DELPUENTE alias Yanick Dupont et du contrebassiste LYENN. Les trois artistes modulaient progressivement des apparitions de mélodies courtes frayant pas à pas un chemin dans la pénombre de la terrasse souterraine. Cayo allait l'emprunter.  Au cours des dix dernières minutes de ce récital., la Dutchesse se trouvait à moitié assise, idéalement placée sur scène pour prendre quelques clichés des musiciens et du public. Son appareil photographique en bandoulière dans sa première main et le micro tenu dans sa deuxième, la photographe-chanteuse entamait les murmures   d'un refrain répétitif : CAN I TAKE A PICTURE ? 

Après leur concert, le voisin du boulevard d'Ypres, et écrivain PIETER DEBUYSER revenait lire le premier épisode de son feuilleton : L'amant de Kiev. Lors de la trois cent unième des MILLE ET UNE TERRASSE, Peter Debuyser avait présenté son récit en néerlandais dans la terrasse intérieur. Cette fois-ci il décidait de relire le même épisode traduit en français dans l'auditoire HD de la terrasse souterraine. Son héro - PIOTR BUYESEROVICH s'était alors rendu à Kiev depuis la Russie. Il allait recueillir un témoignage d'une femme qui aimait par-dessus tout la musique. Elle en jouait autant qu'elle le pouvait. Tout était prétexte pour en jouer :  Radiateur, tables, jusqu'à la tôle d'un char russe qui mettra fin à ses jours.  

Après cet épisode tragique, le public remontait. Matthieu Ha venait de préparer une soupe du pays des confins, aux betteraves rouges. Le bruxellasien avait choisi de la servir froide avec de la crème fraiche et ainsi climatiser avec délice la chaleur pesante de l'été.  

Cayo annonçait ensuite le dernier concert du bordelais Antoine Herran. Le musicien portait une chemise foncée, rangée soigneusement dans un pantalon clair. L'homme chantait en français, un narratif d'anecdotes sentimentales et des introspections formulées en cadences douces. Appuyé de sa guitare électrique, du piano angélique, d'un ordinateur et de son synthétiseur blanc, il doublait à l'unisson, un inconscient nonchalant pop des années quatre-vingts avec le subconscient d'un trouvère de la génération des millénariaux. Puis dans la dernière partie de sa prestation, avec précaution, il accompagnait la poétesse ANAIS qui  finira par  le  rejoindre dans sa solitude contemporaine. 

 

Enfin, la nuit tombait, un peu juste en juillet et lors de la trois cent deuxième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

Photographies pleine de justesse de Cayo van Breugel 


 
 
 

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