Mille et Une Terrasse N° 300 The Hand (Catherine Graindorge, Nicolas Rombouts, Simon Ho, Teun Verbruggen, Teuk Henri) - DE KLOE - Pieter De Buyser Episode 2
- Matthieu Ha

- Jun 5
- 3 min read
Updated: Jul 7
UN PEU de souvenirs de la dernière terrasse du troisième chapitre des MILLE ET UNE TERRASSE au cours du UN PEU FESTIVAL DES DEBUTS.
Le boulevard d'Ypres était verdoyant en ce début du mois de juin et le programme musical du centre de beauté culturelle florissant. Un public nombreux était présent. La terrasse extérieure était inondée de joie. Il venait de se dérouler une soirée qui avait rassemblé deux générations de musiciens. Tout d'abord avec le trio d'origine anversoise DE KLOE. Ce jeune groupe né d'une amitié adolescente et dont la créativité semblait inextinguible, mettait le public debout, en phase avec leur univers. MIDAS au chant et aux commandes électro, LEON à la basse et ELIANE à la guitare électrique avaient réuni la lumière du rock et les ténèbres de l'électro de la plus belle des façons. DE KLOE donnaient l'impression de faire ressusciter les vieux démons alternatifs et rappelait ceux des Dépeche Mode. Par ailleurs, le trio remettait au goût du jour, ce savoir-faire à l'Anversoise où l'esthétique batârde, si particulière, restera inégalée dans le royaume comme dans le reste monde. Ensuite, le romancier PIETER DE BUYSER(Terrasse n°297) revenait pour la lecture du deuxième épisode de son roman, feuilleton en cours d'écriture "DE MINAAR van KIEV". Le public était ce soir-là en majorité néerlandophone et conduira l'auteur à lire son récit dans sa langue maternelle. Pendant ce temps, Cayo était dans la terrasse souterraine en train de faire la mise en place du deuxième concert avec THE HAND. Si bien qu'elle ne pût être en mesure de faire le portrait photographique de PIETER DE BUYSER. Ce dernier portait une casquette noire à visière et avait enfilé une très belle chemise foncée à manches courtes, trouvée en Ukraine. La partie supérieure de la chemise, juste au-dessus de la poitrine, était teinte en beige et mettait en apparence deux oiseaux noirs brodés en vis à vis. A la fin de la lecture de ce deuxième épisode, Matthieu Ha leur adressait un baiser à chacun d'eux.
L'entracte passé, le public descendait s'installer confortablement sur les sièges et chaises de l'auditorium HD de la terrasse souterraine. En introduction du concert, Matthieu Ha tenait dans sa main le deuxième chapitre des MILLE ET UNE TERRASSE. Il sortait du boitier d'or la reliure de 216 pages. Il expliquait aux spectateurs le principe de ce livre confectionné en leporello, puis il dépliait l'ouvrage tel un accordéon et faisait la lecture du prologue avant de donner la main aux musiciens de THE HAND. Le Quintet était très attendu. Composé de musiciens réputés. Il y avait la violoniste Catherine Graindorge (Terrasse n°172), le pianiste Simon Ho (antennes branches épisode 3), le contrebassiste Nicolas Rombouts (Terrasse n°160, Terrasse n°257, Terrasse n°261, n°264) le batteur Teun Verbrugen dont c'était la première participation à un évènement dans le centre de beauté culturelle et enfin le guitariste et initiateur de cet ensemble - TEUK HENRI (Terrasse n°241, n°172, n°214). La scène partait d'un éclairage blanc sur le clavier du piano et un second où apparaissait le visage de la violoniste. Catherine Graindorge se tenait debout et donnait le départ du concert avec son violon entre son menton et son épaule gauche. Les doigts de sa main droite tenaient l'archet, frottant ce qu'il y avait de plus doux sur les cordes. La musique était improvisée avec méthode. Chaque musicien pouvait ainsi se distinguer et se passer la main de l'un à l'autre. Seul, Teun Verbrugen restait à une certaine distance mesurée, de manière à soutenir d'une main de maître, un ensemble en pleine adhésion. Les pédales d'effets des musiciens étaient à l'économie et ne dénaturaient en rien le timbre naturel des instruments si ce n'était de rendre audible avec une justesse artistique leur spectre acoustique.
Catherine Graindorge faisait culminer son violon et donnait du relief à la musicalité. Simon Ho, le dos tourné créait du lien avec le piano angélique. Nicolas Rombout faisait confidentiellement murmurer sa contrebasse rustique. La dernière partie du concert se concrétisait avec Teuk Henri. Bien cramponné sur son siège, il laissait filer entre ses deux mains, un jeu épuré au carrefour du blues et d'une country bruxelloise jusqu'à ce que ses ongles et sa guitare deviennent transparents comme un soleil bleu dans la nuit. Ainsi, tels des phalanges inséparables, les musiciens de THE HAND venaient d'articuler la dernière page du troisième chapitre des MILLE ET UNE TERRASSE.
Cayo van Breugel et Matthieu Ha vous donnent à présent rendez-vous pour le trois cent unième récit, dans le prochain ouvrage du quatrième chapitre des MIILLE ET UNE TERRASSE.
Photographies musicales de Cayo van Breugel






















































































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