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Mille et une Terrasse N° 105 Gaspard Sicx Quintet - Happy Fuji News

UN PEU de souvenirs quintessents en compagnie du quintet de Gaspard Sicx et du HAPPY FUJI NEWS d’Eric Kinny - lors de la cent cinquième des MILLE et UNE TERRASSE. L’absence de Yassine - parti une dizaine de jours en Espagne, compromettait le moment du Thé de la Paix du Quartier. Comme par télépathie, un ami du Chicago arrivait dans le Centre de Beauté Culturelle, il tenait son smartphone à la main et à travers lequel il s’entretenait avec une connaissance. Celle-ci voulait absolument s’adresser à Cayo et Matthieu Ha. Il s’agissait de Mustafa du Chicago - un des membres du cercle du thé de la paix du quartier. Le voici, depuis plus de six mois, toujours coincé dans le labyrinthe de Bruxelles Parallèles, sa jambe retenue par un bracelet électronique et donc dans l’incapacité de marcher jusque dans le boulevard d’Ypres comme ailleurs. Alors Monsieur Ha demandait au jeune marocxellois s’il pouvait le guider à l’aide de sa voix, à travers l’appareil téléphonique, de manière à préparer la boisson enchantée. Comme par magie le thé de la Paix du quartier venait répandre son arôme dans la buvette sportive. De même qu’ Hotman, Diego et Elias, trois copains d’enfance du fils de Monsieur Ha (Angell), venaient d’être appelés à la rescousse pour assurer le service de la buvette sportive – permettant à la Dutchess d’accueillir le public de la meilleure des façons. Le programme commençait dans la Terrasse sous terraine. La plate-forme du monte-charge bleu avait été descendue pour devenir le théâtre d’HAPPY FUJI NEWS d’Eric Kinny. Spectacle inspiré du KAMICHIBAI (théâtre de rue durant la période de grande dépression au Japon, dans les années trente). Un récit - réalisé au moyen d’illustrations graphiques - se visualisait à travers un mini écran dont l’artiste Eric Kinny venait d’imprimer deux cent dessins et suivant les techniques anciennes de la gravure sur bois. La structure de son écran reprenait la forme d’une façade de théâtre miniature pliable sur lui-même et en haut duquel il avait inscrit : THE WOODCUT THEATRE. Une bande son venait appuyer le récit avec la contribution des voix de l’artiste McCloud (Prins zonder carnaval) et de la chanteuse Alice George Perez. La succession des dessins passait à travers l’écran, tels des gravures cinétiques développées dans une méthode de pré-cinéma. Après chacune de leur apparition, les images se retiraient brusquement, devenant une feuille volante qui retombait aussitôt sur le sol. La représentation d’HAPPY FUJI NEWS dans le Centre de Beauté Culturel figurait parmi la première date d’une tournée prévue ensuite dans plusieurs villes des Pays-Bas. A l’entracte, la buvette sportive surabondait de commandes. Les trois compagnons - jeunes intérimaires - paraissaient contrôler la situation ou presque car au moment de servir le vin rouge, Matthieu Ha venait de s’apercevoir que la boisson était présentée dans des grands verres à grenadine. Aussi les visiteurs pouvaient remarquer les murs couverts de plusieurs écriteaux, installés par le peintre « bruxcellentissime » Ignacio Galilea. Ils informaient des futures orientations « socidéliques » ou « aquanoïaques » du génie. Donnant l’indication de la position, de l’emplacement et de la dimension de chaque tableau. Il indiquait aussi précisément la place où il n’y aurait RIEN. Enfin le public retournait dans la Terrasse sous terraine y apprécier le quintet de Gaspard Six. Cette fois-ci et pour la première fois, le centre de beauté Culturelle découvrait le batteur dans un autre statut que celui d’un accompagnateur. Cette fois-ci, par les bouts de ses baguettes de batterie, bourgeonnait un jazz florissant comprenant les codes secrets d’une musique plus personnelle. Accompagné par la contrebasse de Jim Monneau, le saxophoniste Sylvain Debaisieux, la guitare électrique d’Anatole Damien et le clavier électrique de Simon Groppe. La performance battait son plein dès l’entame du concert. La musique était acrobatique, fusionnelle et parfaitement accomplie – dans la quintessence de la cent cinquième des MILLE et UNE TERRASSE.

Photographies excellentes de Cayo Scheyven.

































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