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Mille et Une Terrasse N° 294 The Grundys - Casper plays Simba - De Pauw en de Pauw

Updated: Apr 3

UN PEU souvenirs inter flamands - deuxième soirée du troisième volet du FESTIVAL DES DEBUTS lors de la deux cent nonante quatrième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

Le néerlandais est connu comme la langue officielle des Flamands  ou presque. En invitant les artistes "brussellois" CASPER Van de Velde, De Pauw en de pauw et "les lillois" The GRUNDYS, le centre de beauté culturelle UN PEU avait réuni involontairement des artistes de la Flandre belge et de la Flandre française.  Pour rappel, depuis le moyen âge, à l'époque du Comte "Gui de Dampierre" et de "la bataille des éperons d'or", Lille ou “Rijsel” faisait partie du Comté de Flandre et dont la langue était le Picard. La Flandre française comptait également une deuxième partie - dite "la Flandre Flamingante" où l'on employait le néerlandais comme à DUNKERQUES. A partir de 1384 ces territoires intégreront les Pays-Bas bourguignons (les Ducs de Bourgogne/La Maison de Habsbourg). Suite à l'abdication de Charles Quint en 1555, celui-ci remettait à son fils Philippe II - les Pays-Bas bourguignons. Elevé en Ibérie, les Flandres deviendront les Pays-Bas espagnols entre 1556 et 1713, comprenant les pays du Benelux et le Haut de France. Les Flandres françaises seront conquise plus tard, sous le règne de Louis XIV. Finalement au XVIII è siècle, sous Napoleon Bonaparte - et de manière à coordonner les troupes de "la grande armée" - le français sera la langue en usage. Cette uniformité linguistique entraînera, un siècle plus tard, la quasi disparition des dialectes régionaux de tout l'hexagone dont le néerlandais. Cependant d'autres beautés culturelles seront garantes de l'unité des Flandres françaises et celles du royaume : l'architecture en briques rouges - les façades à pignon à gradins (terrasse N°261)- les beffrois et ses Grands places - sa géologie ou "le plat pays" aussi plat que la mer du Nord - son ciel bas - son soleil émouvant et miraculeux - ses cathédrales gothiques - ses fêtes du carnaval ou encore la Kermesse - Son artisanat du textile - les produits de son terroir tels que les endives ou la bière et enfin son drapeau, le lion de Flandre / "vlaams leeuw". Du fait de son enfance passée à Lille, Matthieu Ha aimait rappeler ce cousinage parmi ses contemporains, seulement, ses révélations laissaient la plupart d’entre eux dans l’incrédulité. 

Venus tout droit de Lille (Rijsel)- "capitale des Flandres françaises" - THE GRUNDYS avaient garé leur voiture sur le parking d’UN PEU dans le Boulevard d’Ypres en début d'après-midi. Ils se rendaient tout d'abord chez leurs amis - les musiciens Claire Vailler et MOKE alias Midget (Terrasse N°227) -  résidents dans le quartier et qui offraient généreusement le gîte aux deux voyageurs. 

A vingt heures et sept minutes, la soirée commençait. Le public était orienté vers le rideau du monte-charge bleu  au niveau –0- de la terrasse souterraine. Après une présentation enchantée de Matthieu Ha, l'artiste De Pauw en de pauw  assistée de Casper Van de Velde à la régis technique, se tenait dans le monte-charge bleu cachée derrière le rideau. Cette artiste féminine allait présenter un magnifique spectacle. Tout d’abord, son compagnon ouvrait le rideau plié en accordéon de l’ascenseur et derrière lequel la jeune femme apparaissait finalement. De Pauw en de Pauw était habillée d’un étonnant prêt à porter. Une robe en laine confectionnée par la styliste originaire des Marolles : Lena Mariën. Le visage maquillé de la chanteuse transparaissait comme sorti d’un pétale bleu. L’artiste restait à l’intérieur du Monte-charge face au public. Cayo avait réalisé un très bel éclairage épuré, révélant dans la pénombre profondément noire, les couleurs, les formes du prêt à porter, le visage iconique de l’artiste, une partie du mur blanc et enfin, la montée de l’escalier rouge. De Pauw en de Pauw chantait un répertoire de chansons post pop en néerlandais, dans une ambiance des plus oniriques. Puis le rideau se refermait.      

            -applaudissements du public- 

 

Les spectateurs se rendaient de nouveau dans la terrasse souterraine, mais cette fois-ci, tournés du côté opposé, face à Casper Van de Velde. L'homme portait un ensemble soyeux rouge à rayures noires. C'était un pyjama porté comme un survêtement. Enfin, une belle cravate à motifs d'orient nouait le col de sa chemise dans un ton beige clair et aux motifs écossais. Le batteur des SCHNTZL (Terrasse N°127) allait présenter un solo d’une trentaine de minutes à la batterie : CASPER PLAYS SIMBA. Depuis quelques années Casper Van de Velde était devenu un maître incontesté de son instrument et bien plus encore. Sa prestation ne révélait pas seulement un savoir-faire mais aussi une imagination débordante. Ses écritures impulsives via les baguettes de ses tambours conduisaient l’auditoire dans une narration rythmique endiablée et haletante. Sa voix reprenait par à-coup des extraits de récits intimes trouvés dans sa baignoire, de quoi distraire sa rigueur exigeante ou encore : aurait - il été possible que le batteur eût joué dans un sommeil éveillé - au cours duquel SIMBA parlât dans la bouche de Casper ?

           “applaudissements du public” 

Enfin les Lillois de THE GRUNDYS, terminaient en beauté cette soirée. Originaire de Cambridge, l’auteur compositeur interprète Paul Grundy vivait désormais avec son épouse lilloise Chloé Grundy. Musique intimiste, jouée au piano, les chansons anglophones de Paul Grundy trouvaient un soutien des plus réconfortant avec la voix, la flûte et le synthétiseur de sa compagne. Egalement appelé "TALL PAUL GRUNDY", la grande taille du pianiste nécessitait d’un siège bas pour tenir ses jambes sous le clavier. Balades folk-audio confortables d’un gentleman et d’une gentlewoman des plus paisibles. Le public leur réservera une très belle ovation par laquelle se terminera cette douce et belle deux cent nonante quatrième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

 

Photographies de la belgo-batave Cayo van Breugel 


 
 
 

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