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Mille et Une Terrasse N° 273 GUANGZHOU 吞音兽——小河×马哈哈×Cayo 11.07 广州 声音共和

Updated: Dec 24, 2025

UN PEU de souvenirs de la deux cent septante troisième des MILLE ET UNE TERRASSE lors de la tournée TUN YIN SHOU ou les « Les bêtes sauvages dévoreuses de voix ». 

 

Guangzhou était la dernière ville chinoise de la tournée asiatique avant de descendre dans le Sud-Est, au Viêtnam. C’est la plus ancienne grande ville et celle qui compte la plus grande population du pays : 65 millions d’habitants. Son urbanisme superpose une Chine à plusieurs vitesses. Guangzhou donnait l’impression que les anciennes modernités du passé pouvaient encore exercer un certain artisanat au milieu des multiples empire-buildings comme des vagues actuelles du numériques. Ville à la fois administrative et populaire, riche et bon marché, surveillée et détendue.

Dans une gare de la banlieue de Guangzhou, un agent de police était en train de photographier Matthieu Ha. Au bout d’une minute, l’agent poursuivit sa séance photographique de surveillance. Tout détendu, Ma Ha Ha prit alors son carnet de dessin et son stylo, et commença à dessiner le portrait du policier-photographe. Photographe dessiné ou arroseur arrosé, l’homme ne pouvait s’empêcher de jeter un coup d’œil sur le dessin du Bruxellasien. Tout détendu, il accompagna Matthieu Ha dans le train jusqu’à Guangzhou et permit à ce dernier de terminer son portrait.

Une fois arrivés sur les lieux du concert et après deux heures de préparation pour leur dernière soirée en Chine, Xiao He invita Cayo et Ma Ha Ha dans un salon de massage très particulier, situé dans un quartier voisin. Les rues étaient très vivantes : commerces, restaurants, passerelles pour piétons, ateliers de couture sur grosses machines à coudre, illuminations géantes, verticales des enseignes calligraphiées. Nos trois amis arrivèrent dans un salon de massage situé au cinquième étage d'un building. Ce centre de massage n’était en rien accoutumé à l’esprit “yoga” ni à celui d’un salon d’ostéopathe à Saint-Gilles et encore moins d'un centre de SPA. Dans une lumière bleue post-gothique, nos trois amis étaient assis chacun sur un siège automatique et très confortable. Trois femmes faisaient leur entrée vêtues d'une longue robe noire disco, serrée sur les hanches, et la poitrine. Les jambes, apparentes à travers une fente de la robe, étaient stimulées par une paire de talons aiguilles montées très hauts. Les trois femmes enfilaient une paire de gants en plastique transparents pour procéder au massage. Il était possible pour le client de boire un cocktail et de fumer une cigarette tout en se faisant masser. Un grand écran était à disposition pour le karaoké. Après trente minutes de massage, nos trois amis retournèrent à la salle de concert pour donner leur performance les muscles détendus. La journée se termina par un énorme festin en compagnie des amis de Xiao He et Lou Chen, une vieille connaissance de Ma Ha Ha.

Le lendemain matin, Xiao He invita MES LEVRES dans un grand musée magnifiquement construit dans la région de Guangzhou, aux abords d’un village très ancien : Langtou, datant de l’époque des dynasties Ming-Qing (16e siècle). Le musée mettait à revue le village : son art ancien d'un grand raffinement, historicité de ses vestiges, artisanat, estampes, architecture, mobiliers, livres antiques, vieilles reliures, anciennes calligraphies, installations interactives de haute technologie, magnifique bibliothèque, espaces étonnants, classes d’enfants, salle de conférence, exposition d’artisans locaux avec le concours d’artistes d’art moderne. Xiao He faisait partie des artistes en activité sur le site. L’intégralité de ses ateliers musicaux, mis à contribution avec les anciens du village et les enfants, révélait son engagement sincère et poétique avec la société chinoise. Il présenta ensuite, dans une grande salle de sport attenante au musé, MES LEVRES à ses élèves. Cayo posa ainsi sa voix, accompagné par son acolyte au piano, et interprétait Bloemendans devant de petits écoliers chinois – sur la deux cent soixante-treizième des Mille et Une Terrasse 

 

Photgraphies cantonaises de Cayo van Breugel 


 
 
 

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