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Mille et une Terrasse N° 28 Gašper Piano, Gaspard Sicx & Peter Jacquemyn

UN PEU de souvenirs de la réouverture des MILLE ET UNE TERRASSE - Le 28 ème récit de cette saga culturelle ouvrait la redoutable année 2022 en consacrant le mois de Janvier vers le « bas », le « grave » la « basse ». Et plus spécialement, ce soir-là, en compagnie d’un trio occasionnel réunissant le contrebassiste Peter Jacquemyn, le guitariste Gasper Piano et le jeune batteur Gaspard Sicx. Celui-ci arrivait UN PEU en avance pour se rendre à la buvette sportive du CENTRE DE BEAUTE CULTURELLE. Il buvait un café en compagnie de deux jeunes du quartier du Chicago et dont Cayo et Matthieu Ha étaient parvenus à tisser depuis trois ans - un dialogue d’amitié inexploré jusqu’alors… Une heure plus tard, arrivait Gasper Piano. Il venait à la rencontre de Gaspard Sicx. Les deux musiciens ne se connaissaient pas, ainsi ils faisaient connaissance autour d’un deuxième café. Enfin, le contrebassiste Peter Jacquemyn les rejoignait à son tour. Ce dernier avait l’air « grave ». Il venait d’apprendre la disparition de son confrère Fred van Hove (mort la veille) grand pianiste belge et père de la scène free jazz en Europe. A dix-neuf heures trente-sept Matthieu Ha proposait, en introduction du concert, quelques secondes de silence en hommage à ce monstre sacré. Ensuite, Peter jacquemyn prenait l’archet de sa contrebasse, il le frottait sur le métal de ses cordes épaisses et obtenait un crissement ondulatoire aigu. Gasper Piano en poursuiveur, établissait des signaux harmoniques furtifs et précis quand gaspard Sicx modelait des panaches rythmiques en soutien. Les trois musiciens montaient en grade vers des excitations paroxysmiques. Gasper Piano se tordant dans tous les sens, finissait par étrangler les cordes de sa guitare à l’aide d’un cordon rouge serré autour du manche. Peter jacquemyn plaçait des canettes vides de boissons américaines, coincées entre les cordes de sa contrebasse, UN PEU à la manière d’un piano préparé. Elles servaient de petits résonateurs. Quant au batteur Gasper Sicx, son jeu se fluidifiait au fil de la performance et pouvait accorder sa batterie avec l’archet d’un violon comme un fin bruitiste. Le concert se terminait sous les applaudissements chaleureux du public. A 23H11 Peter Jacquemyn versait une dernière larme dans le calice de sa triple Westmael - en hommage à « son père » spirituel Fred van Hove. Pour finir la soirée, Matthieu Ha dansait avec le pétale d’or BEAUCOUP. Il suçait un chocolat After Eight dans la bouche. Il terminait sa danse en même temps que le chocolat avait totalement disparu de son palet…

Photographies de Cayo Scheyven.
























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