Mille et Une Terrasse N° 284 Le Vrai Nick Cave - Nicolaî Della Guerra
- Matthieu Ha

- Nov 28, 2025
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Updated: 1 day ago
UN PEU de souvenirs et de contrefaçon avec LE VRAI NICK CAVE ET NICOLAÏ DELLA GUERRA lors du FESTIVAL DES ANNIVERSAIRES et à la deux cent quatre-vingt quatrième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Le retour de Cayo et Matthieu Ha dans leur Centre de beauté culturel, le retour de l’hiver et le retour de la grand roue - rue marché aux porcs. Un nouveau cycle. Ce Festival des anniversaires pouvait être celui d’UN PEU. En effet, durant une nuit fraîche de mi- novembre 2018, le boulevard d’Ypres voyait venir tout un cortège d’une quarantaine de personnes tirant la fameuse caravane de Cayo jusque devant le grand volet marron de leur nouvel espace. Matthieu Ha jouait du piano à l’intérieur d’un petit van escorté par Cayo - une paire de sabots à ses pieds - accompagnant son partenaire au mélodica. Le poète Antoine Boute (terrasse 248) Se tenait prêt sous le auvent pour déclamer ses augures. A la fin de celles-ci, le grand volet se leva et le public découvrait pour la première fois UN PEU. La grande baie vitrée n’existait pas encore, les GNAWA de Bruxelles (Terrasse 209) avaient donné un concert inaugural de bien venu et réchauffant l’espace de leur chants envoûtant pour la plus grande joie des visiteurs.
Sept années plus tard, nos deux amis étaient donc toujours là, dans un Centre de beauté culturelle plein à craquer. Le pianiste bruxellois NICOLAÏ DELLA GUERRA allait ouvrir les festivités sur le piano droit angélique devant un auditoire assis confortablement. Le pianiste proposait un récital entre piano improvisé, mêlant jazz et musique baroque ainsi que des textes poétiques. Sa performance avait eu de quoi ouvrir les appétits.
Durant la soirée Cayo et Matthieu Ha avaient reçu la visite inespérée de leurs confrères japonais MAKUNE ET KANJI MASUYAMA - membres du COLLECTIF NIHON BASHI et dont les 20 ans auront lieu en 2027. En résidence à Bruxelles depuis un mois pour la création d’un opéra composé par Giovanni Di Doménico (Terrasse 204). Il ne leur restait plus que quarante-huit heure avant de retourner chez eux au Japon. Le metteur en scène Makune était venu en compagnie de sa bien-aimée et de leur fils. Avec son frère, ils proposèrent un petit happening improvisé dans la terrasse souterraine en ouverture du concert du VRAI NICK CAVE. Matthieu Ha se joindra à eux en compagnie des musiciens du Vrai Nick Cave. Kanji aimait se travestir. Il inventait un personnage – femme dépravée qui réclamait son enfant. La situation était à la fois burlesque et absurde et évoluait avec une musique improbable, hystérique et fracassante. Un quart d’heure plus tard, son frère Makune prenait son enfant dans ses bras en lui présentant le micro. Le petit enfant terminait la performance par un “BON SOIR”. Le concert du VRAI NICK CAVE (terrasse n°70) ne pouvait espérer meilleure ouverture pour leur prestation. Le groupe fêtait ses trois ans. Depuis leur premier concert à UN PEU, Grégoire Motte avaient pris de la bouteille. Le chanteur donnait l’impression d’un homme libre ou ivre. Ivre d’une musique bâtarde entre guitare électriques, synthétiseur, batterie et le fameux “Rommel pot” - instrument de prédilection de l’artiste. Le nom « Rommel » provient probablement de l'étymologie populaire du mot brabançon « romme » (lait). La crème était barattée pour obtenir du beurre dans le « rommepot ». Jadis, les paysans détournèrent son usage pour en faire un instrument d’accompagnement pour les chants folkloriques. A ce jour le “rommel pot” est utilisé de façon improbable dans certaines musiques alternatives dont celle du VRAI NICK CAVE. Après leur triomphe devant un public des plus enthousiaste, Grégoire Motte présentait sa nouvelle ligne de Tee shirts. Ils avaient été imprimés dans un atelier de sérigraphie se trouvant dans un local voisin à l’Armée du salut. Le tee shirt reprenait leur première affiche exécutée lors de leur premier concert à UN PEU - il y a trois ans. Il était inscrit en lettre capitale : LE VRAI NICK CAVE - UN PEU et MARGUERITE DURAS -nom de la station du tramway du quartier Chicago. Il y en avait de toutes les couleurs et pour toutes les tailles. Il n’en restait quasiment plus à la fin de la soirée. Pour terminer les festivités, Le centre de beauté culturel présentait un plat rempli de profiterolles. Quelques bougies y étaient plantées de manière à souhaiter un bon anniversaire à Yanick Dupont - le batteur du vrai NICK CAVE. Ainsi se terminait ce festival des anniversaire durant la deux cent quatre-vingt quatrième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Photographies abondantes de Cayo van Breugel

























































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