Mille et Une Terrasse N° 285 Dear Uncle Lennie - POL LEDUC - Ariel Tintar
- Matthieu Ha

- Nov 29, 2025
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Updated: 24 hours ago
UN PEU de souvenirs de la deux cent quatre-vingts cinquième des MILLE ET UNE TERRASSE, lors du festival des anniversaires.
Trois groupes étaient à l’affiche ce soir-là et promettaient une très belle soirée de variété.
Pour commencer le français ARIEL TINTAR - originaire des îles caraïbe présentait dans la terrasse souterraine un récital accrocheur de ses chansons créoles. Le compositeur ne venait pas présenter des cartes postales de plage au sable fin avec la photogénie de ses cocotiers. Tout d’abord ARIEL Tintar était un excellent pianiste. Un jeu tout personnel, suivant une cadence soutenue, quasi répétitive et dont les harmonies tamisées et sensuelles ouvraient la voie à des chansons écrites en créole. Sa musique n’était pas entraînante mais plutôt intimiste, innovante et des plus attachantes. Dans un passé récent, le jeune musicien avait cherché à vivre à Bruxelles. Mais l’artiste s’était vu refouler non pas par les frontières administratives du royaume mais plutôt par les lieux culturels de Bruxelles qui lui avaient donné aucun accès pour se produire. Finalement, il décidait de vivre à Paris où sa musique avait pu être accueillie par le public parisien. Puis il avait entendu parler d’un lieu atypique à Bruxelles. C’était bien entendu le centre de beauté culturelle UN PEU – premier lieu alternatif qui lui ouvrait enfin les portes.
ARIEL TINTAR avait pu profiter d’un jeune public nombreux venu, au départ, pour soutenir leurs champions originaires de Uccle : POL LEDUC. Un trio jouant une musique électro de dernière génération et qui s’était révélé un soir d’été à la VALLEE (terrasse N°252). Leur performance à UN PEU, avait été adaptée pour le lieu et présentait une musique électronique impressionniste, plongeant l’auditoire dans un récit musical. Agés d' à peine vingt ans, les trois compères sous la bienveillance d'un quatrième compagnon - pour les sonoriser depuis la régis technique - avaient, musicalement et scéniquement, la maîtrise, d'un véritable groupe expérimenté.
La soirée se terminait avec des musiciens chevronnés : BENJAMIN SAUZEREAU (terrasse 155) – MARCO GIONGRANDI (Terrasse N°251) et le pianiste Camille-Alban Spreng (terrasse n°103). Le trio présentait : DEAR UNCLE LENNIE. UNCLE LENNIE était une appellation souvent reprise pour désigner un café ou un restaurant chez les Anglo saxons. Il ne sera pas question de restauration, leur performance révèlera une musique acoustique des plus subtile. Confrontant leurs cordes - que ce soient celles du piano semi-préparé par Camille-Alban Spreng, de la guitare électrique de Benjamin Sauzereau et du fameux banjo de Marco Giongrandi – dans un jeu qui permettait à la fois de la retenue et de la fluidité. Epoustouflant dans la facture sonore de leur jeu de cordes très original, DEAR UNCLE LENNIES créaient des scènes musicales des plus haletantes avec une imagination qui paraissait infinie.
Matthieu Ha terminera la soirée par la danse du drapeau d’or dont le vent avait emporté le papier de survie. Epuisée après un mois de tournée, Cayo s'était réfugiée dans la cabine de sommeil durant la dernière heure de cette belle soirée et s'endormait UN PEU avant la fin de la deux cent quatre-vingts cinquième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Photographies en sommeil éveillé de Cayo van Breugel

















































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