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Mille et Une Terrasse N° 286 & 287 Vin de Sprite - Léonore Boulanger trio - Bégayer - Exhibition Loyer Le Nalbaut

Updated: Jan 16

UN PEU DE souvenirs du FESTIVAL DES ANNIVERSAIRES - carte blanche donnée à VIN DE SPRITE lors de la deux cent quatre-vingts sixième et deux cent quatre-vingts septième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

 

Le centre de beauté culturelle allait célébrer l’anniversaire du duo bruxellois et désormais réputé - VIN DE SPRITE. Constitué du musicien belge ANTOINE LOYER et de son compatriote et inséparable ami-partenaire Donatien Toma Ndani Djemelas. Vin de Sprite avait quasiment débuté lors de l’une des premières MILLE et UNE TERRASSE (Terrasse N°6) en 2021. Le duo prêchait à ce moment-là devant un public restreint par la dictature sanitaire. Depuis le tandem avait acquis une cotte de popularité plus qu’honorable. UN PEU leur donnait ainsi carte blanche pour animer deux soirées. 

Tout d’abord, une exposition de peinture avait été préparée durant la semaine dans la galerie de la terrasse intérieure. L'exposition présentait des tableaux de grands formats et de moyens formats de LOYER/LE NALBAUT. Œuvres bicéphales, métissage d'une peinture  à la croisée du surréalisme et de l'impressionnisme.  Réminiscences populaires, anonymes et bruxelloises. Les tableaux mettait en apparence deux tendances techniques. La première s’apparentait à des approches visuelles en “non finito”. Le non finito a été employé la première fois - à travers les sculptures de Michel-Ange (XVI è sècle)  ou encore immortalisé quelques siècles plus tard par le portrait de Bonaparte œuvre du peintre David (XVIII è siècle). Mais ici, l’approche était à la fois académique et brute. L’artiste faisait apparaître un début d’exécution dont on ne voyait pas forcément la fin ou du moins était-elle suggérée de façon impressionniste. La seconde approche, au contraire, donnait une attention toute particulière aux moindres détails : briques rouges éléments décoratifs et divers objets du quotidien. Ce décorum servait de toile de fond pour composer et immortaliser des portraits réalistes d’amis et d’amour. Ou bien encore, d’un illustre inconnu-reconnu tel que le compositeur ERNEST CHAUSSON, un contemporain de Maurice Ravel.  

Enfin, une exposition de céramiques réalisées par ESTELLE - une des membres de BEGAYER - était prévue pour le lendemain. Assiettes, petites assiettes, vases décoratifs dans une expression "art brute". Sous l'émail, des touches de peintures ornementales ou figuratives étaient prolongées, à certains endroits, par des modelages de bras, de mains selon le sujet, ou encore l'émergence de formes organiques. Un ouvrage ludique, délicat  et artisanal.


Pour le premier concert, Vin de Sprite avait tout d'abord fait venir de France - La compositrice LEONORD BOULANGER,  entourée de deux excellents musiciens : le guitariste Jean Daniel Botta et le percussionniste LAURENT CERIES lequel allait avoir un nouvel enfant sur le point de naître. Amie de longue date d’Antoine Loyer et figurant parmi les initiateurs du label indépendant LE SAULE, LEONORD BOULANGER  était réputée dans les cercles de jazz expérimentaux entre Paris et Bruxelles. Sa musique n’en paraissait pas moins accessible. Chacun de ses morceaux était révélateur d’une très belle fraîcheur, d’ouverture et de naturel mystère. Selon la langue qu'elle employait ( français-allemand-anglais etc...). ses chansons contemporaines s'exécutaient avec souplesse et "feeling". C’était une musique épanouie tout comme elle. Femme d’une grande curiosité, elle exécutait les moindres exigences musicales de son répertoire dans un charme poétique et ô combien savoureux. 


Le lendemain, les deuxièmes invités de Vin de Sprite étaient le groupe français BEGAYER, un ensemble de musique de lutherie sauvage. Considéré comme “le plus beau groupe au monde” par Antoine Loyer. Ce dernier avait par ailleurs sorti un album vinyle en coproduction avec BEGAYER et son ensemble MEGALODON MALADE (Sauce chien et la guitare au poireaux) en 2021 - L'un occupait la face A et le second la face B. Dans la terrasse souterraine, Le groupe BEGAYER avaient installé toutes sortes d’objets détournés ou bricolés de façon à créer une orchestration d’instruments improbables. Ce qui ressortait principalement de cette lutherie, était leurs caisses de bois. A la manière d’un cimbalom des plus sommaire et dont les cordes cuivrées et scintillantes laissaient ici, la place à des bandes de tissus élastiques sourdes et reprises par un mode d' amplification. Les musiciens frappaient sur celles-ci à l’aide de mailloches et composaient des roulements rapides et moelleusement basse selon la frappe. Dans cette apesanteur sonore, le chanteur de BEGAYER - Loup Uberto donnait le lead avec sa voix très particulière. Ses résonateurs naturels sonnaient tels des vocalises paysannes d’Europe de l’Est. Il s’accompagnait au violon, à l’accordéon, et divers instruments à vents. Il avait un second accordéon dont il avait extrait le soufflet pour le remplacer avec un aspirateur de voiture. Toute cette ingénierie produisait un son très organique, unique et dans une quasi-autarcie. La musique de bégayer était également scénographique. Le chanteur faisait l'usage, à un moment de sa prestation, d'un masque qui ressemblait un peu à celui d'une momie. La céramiste Estelle était postée à l'entrée de la régie et créait un éclairage artisanal alternant des jeux de reflets et des projections d'images. Le spectacle était à son comble et l'assistance en était envoûtée jusqu’au terme de leur prestation.  


Enfin, VIN DE SPRITE terminaient la soirée par un retentissant concert final. Donatien Toma Ndani Djemelas avait une envie inextinguible de jouer. Durant la journée et pour patienter, il avait dessiné un nombre incalculable de trains et de gares belges sur des feuilles A4. Après un pliage appliqué, il les glissait chacune dans le boitier d’une K7 verte translucides où étaient compilées leurs chansons. Une fois cette tâche achevée, l’artiste s’attaquait ensuite au livre d’or d’UN PEU. Si son acolyte ne l’avait pas arrêté, certainement qu’il aurait dessiné jusqu’à la dernière page.  

Ainsi s’achevait la carte blanche de VIN DE SPRITE  à UN PEU - au cours de  la deux cent quatre-vingts sixième et la deux cent quatre-vingts septième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

 

Vins photographiques de Cayo van Breugel 



 
 
 

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