Mille et Une Terrasse N° 291 Carte Blanche Liouba Frydman avec Aloîs Chalopin - Mardi Forestier & Beth Georgia Gordon - Clara Achour
- Matthieu Ha
- Feb 6
- 3 min read
Updated: Mar 17
UN PEU de souvenirsĀ nonĀ binaires durantĀ leĀ deuxiĆØme FESTIVAL DESĀ DEBUTS et lors de la deux cents nonantiĆØme des MILLE ET UNE TERRASSE.Ā
Le centre de beautĆ© culturelle avait donnĆ© carte blanche Ć lāauteur compositeur LIOUBAĀ FRYDMANĀ (Terrasse N°142, N°193). PersonnageĀ nonĀ binaire,Ā ancien rĆ©sident Bruxellois, rapatrié depuis un peu plus dāunĀ anĀ en France sur les cĆ“tes bretonnes,Ā dans le FinistĆØreĀ -Ā sur leĀ littoralĀ de laĀ Mer dāIroiseĀ Ć Douarnenez.Ā A lāoccasion de son retour dans la capitale, Liouba FrydmanĀ avait alors eu la charge de la programmation culturelle de cette soirĆ©e.Ā Tout naturellementĀ sa sĆ©lection Ć©tait tournĆ©e vers des artistes des communautĆ©s LGBT+, et sensiblement Ć travers le regard NON BINAIRE (B).Ā Il y avait tout dāabord une confĆ©renceĀ gesticulĆ©eĀ dāALOIS CHALOPIN. Lāartiste emmenait lāauditoire de la terrasse souterraine dansĀ unĀ rĆ©cit touchant et original. ALOISĀ CHALOPINĀ racontaitĀ lāhistoireĀ passĆ©e etĀ bouleversante deĀ sa famille,Ā anciens agriculteursĀ enĀ Ille-et-vilaineĀ ā en Bretagne.Ā Ses grands parentsĀ avaientĀ Ć©tĆ© expropriĆ©s de leurs terres par un arrĆŖté prĆ©fectoral, contraints de cĆ©derĀ leur patrimoineĀ pour l'amĆ©nagement dāune autoroute. La ferme dans laquelleĀ vivaient ses ancĆŖtresĀ Ć©tait ainsiĀ mise Ć lāabandon. Avant laĀ dĆ©molition de celle-ci,Ā une partie Ā avait Ć©té reconvertieĀ -Ā quelques tempsĀ -Ā enĀ un espaceĀ dāĆ©vĆØnementsĀ alternatifs.Ā PuisĀ la bĆ¢tisseĀ disparaissait pour laisser dĆ©finitivement sa place Ć Ā une aire dāautoroute.Ā Ā Ā
La confĆ©renciĆØre synchronisait son oralitĆ© Ć partirĀ de projections audio-vidĆ©ographiques. Plusieurs Ć©crans en tissus permettaient aux images dāapparaĆ®tre.Ā ALOIS CHALOPINĀ sāĆ©tait Ć©galement servie de la rĆ©gie de maniĆØre Ć reprĆ©senter āla cabaneā -Ā dĆ©pendance et dernier vestige restant du domaine familial.Ā Ā ALOIS CHALOPINĀ y avait extrait de sa faƧadeĀ -Ā une petite planche de boisĀ -Ā et l'avait emmenĆ©e dans le centre de beautĆ© culturelle.Ā Le fragment de boisĀ Ć©taitĀ profondĆ©mentĀ fonduĀ par le temps,Ā une Ć©paisse mousse vĆ©gĆ©taleĀ la recouvrait.Ā Cependant, la plancheĀ poursuivait son immortalitĆ©, ALOIS CHALOPIN sāenĀ servait commeĀ support,Ā de maniĆØre Ć Ā installerĀ son Ć©quipementĀ Ć©lectroniqueĀ sur la scĆØne.Ā Ā Enfin, lāartiste racontait l'exorcisme ou la rĆ©incarnationĀ poĆ©tiqueĀ de cetteĀ cabane. ALOIS CHALOPIN venaitĀ de faire l'acquisition d'uneĀ caravane pliableĀ afin d' yĀ adapter sonĀ rĆ©citĀ post sĆ©dentaireĀ enĀ un hommageĀ familialeĀ nomade. Ā
Les visiteurs abondaient, la soirĆ©e ne faisait que commencer et l'Ć©vĆØnement battaitĀ dĆ©jĆ son plein.Ā PhilippeĀ KeunenĀ accueillait le nouveau buvetier de LA BUVETTE SPORTIVEĀ āĀ XavierĀ DAIVE ā ancienĀ āprogrammateur culteāĀ du théâtre desĀ ateliers 210Ā Ć EtterbeekĀ entre 2010 Ć 2022. Depuis,Ā artiste de lettrage, mais avant tout, grand mĆ©lomane et collectionneur de disques vinyle. Une fois par mois, il se rend Ć KIOSQUE RADIO pour partager une Ć©coute en ligne de ses innombrables musiques issues du monde entier - sous le pseudonyme FUNKY BOMPA. Il venaitĀ rĆ©cemmentĀ d'Ć©lire domicileĀ Ć deux pas du Boulevard d'YpresĀ et offrait ses servicesĀ Ć Ā la buvette sportiveĀ de son nouveauĀ quartier. La romanciĆØreĀ Mardi ForestierĀ lui commandait un cafĆ© trĆØs serré avant d'entrer en pisteĀ rejoindre son acolyte - la pianiste et chanteuse Beth Georgia GordonĀ -Ā pour lāadaptation de sonĀ romanĀ āHARDEā.Ā Une romanceĀ quiĀ prenaitĀ racineĀ parmi les personnages de laĀ ComediaĀ deĀ l'ARTE : Arlequin, Colombine et Pierrot.Ā Ecrit dans uneĀ version non binaire,Ā Mardi ForestierĀ approfondissait le mystĆØre de cette nĆ©oĀ histoire et de sa beautĆ©.Ā La styliste-habilleuseĀ Mathilde DumasĀ VĆ©ranĀ avait rĆ©alisé une coiffure vintage des annĆ©esĀ follesĀ sur la chevelure des deux artistes. Aussi, Mardi Forestier etĀ BethĀ Georgia Gordon Ć©taient habillĆ©esĀ dans un style libertin,Ā chaussures Ć talons haut et sous-vĆŖtementsĀ faƧonĀ XVIIĆØ. Ā Cette Ć©lĆ©gance Ć©picurienneĀ et poĆ©tiqueĀ obligeaitĀ le rĆ©cit d'ĆŖtre au sommet de son raffinementĀ et dans uneĀ incongrue vertu.Ā Ā
Applaudissemnts.Ā
Enfin LioubaĀ FrydmanĀ occupait le piano angĆ©lique de lāauditorium de la terrasse souterraine.Ā IlĀ portait une cravate bariolĆ©e avec des bandes vertes fluorescentes. DerriĆØreĀ luiĀ se trouvait la violoncellisteĀ ClaraĀ Achour.Ā Ā Depuis la terrasse n°193,Ā Liouba Frydman avait vraimentĀ faitĀ progresser son rĆ©pertoire de chansons et ses dispositionsĀ -Ā tant pianistiquesĀ que dans les arrangements de sa musique. Tessiture mĆ©dium et non aigüe,Ā la voix chante et raconte. Certains refrains sont des songes, et les couplets un dessin animĆ©. A vingt-cinq ans, sa voix, ses chansons franƧaises, son piano,Ā et lāexcellente violoncelliste CaraĀ Achour, Ā lāavaientĀ renforcĆ© versĀ un nouveau palier. SonĀ artĀ habitait son corps et son Ć¢me plus que jamais. Liouba Frydman marquait ainsi au fer rouge - la deux cent nonante et uniĆØme des MILLE ET UNE TERRASSE.Ā
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PhotographiesĀ androgĆ©nialesĀ de Cayo vanĀ BreugelĀ








































