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Mille et Une Terrasse N° 291 Carte Blanche Liouba Frydman avec Aloîs Chalopin - Mardi Forestier & Beth Georgia Gordon - Clara Achour

Updated: Mar 17

UN PEU de souvenirsĀ nonĀ binaires durantĀ leĀ deuxiĆØme FESTIVAL DESĀ DEBUTS et lors de la deux cents nonantiĆØme des MILLE ET UNE TERRASSE.Ā 

Le centre de beautĆ© culturelle avait donnĆ© carte blanche Ć  l’auteur compositeur LIOUBAĀ FRYDMANĀ (Terrasse N°142, N°193). PersonnageĀ nonĀ binaire,Ā ancien rĆ©sident Bruxellois, rapatrié depuis un peu plus d’unĀ anĀ en France sur les cĆ“tes bretonnes,Ā dans le FinistĆØreĀ -Ā sur leĀ littoralĀ de laĀ Mer d’IroiseĀ Ć  Douarnenez.Ā A l’occasion de son retour dans la capitale, Liouba FrydmanĀ avait alors eu la charge de la programmation culturelle de cette soirĆ©e.Ā Tout naturellementĀ sa sĆ©lection Ć©tait tournĆ©e vers des artistes des communautĆ©s LGBT+, et sensiblement Ć  travers le regard NON BINAIRE (B).Ā Il y avait tout d’abord une confĆ©renceĀ gesticulĆ©eĀ d’ALOIS CHALOPIN. L’artiste emmenait l’auditoire de la terrasse souterraine dansĀ unĀ rĆ©cit touchant et original. ALOISĀ CHALOPINĀ racontaitĀ l’histoireĀ passĆ©e etĀ bouleversante deĀ sa famille,Ā anciens agriculteursĀ enĀ Ille-et-vilaine – en Bretagne.Ā Ses grands parentsĀ avaientĀ Ć©tĆ© expropriĆ©s de leurs terres par un arrĆŖté prĆ©fectoral, contraints de cĆ©derĀ leur patrimoineĀ pour l'amĆ©nagement d’une autoroute. La ferme dans laquelleĀ vivaient ses ancĆŖtresĀ Ć©tait ainsiĀ mise Ć  l’abandon. Avant laĀ dĆ©molition de celle-ci,Ā une partie Ā avait Ć©té reconvertieĀ -Ā quelques tempsĀ -Ā enĀ un espaceĀ d’évĆØnementsĀ alternatifs.Ā PuisĀ la bĆ¢tisseĀ disparaissait pour laisser dĆ©finitivement sa place Ć Ā une aire d’autoroute.Ā Ā Ā 

La confĆ©renciĆØre synchronisait son oralitĆ© Ć  partirĀ de projections audio-vidĆ©ographiques. Plusieurs Ć©crans en tissus permettaient aux images d’apparaĆ®tre.Ā ALOIS CHALOPINĀ s’était Ć©galement servie de la rĆ©gie de maniĆØre Ć  reprĆ©senter ā€œla cabaneā€ -Ā dĆ©pendance et dernier vestige restant du domaine familial.Ā Ā ALOIS CHALOPINĀ y avait extrait de sa faƧadeĀ -Ā une petite planche de boisĀ -Ā et l'avait emmenĆ©e dans le centre de beautĆ© culturelle.Ā Le fragment de boisĀ Ć©taitĀ profondĆ©mentĀ fonduĀ par le temps,Ā une Ć©paisse mousse vĆ©gĆ©taleĀ la recouvrait.Ā Cependant, la plancheĀ poursuivait son immortalitĆ©, ALOIS CHALOPIN s’enĀ servait commeĀ support,Ā de maniĆØre Ć Ā installerĀ son Ć©quipementĀ Ć©lectroniqueĀ sur la scĆØne.Ā Ā Enfin, l’artiste racontait l'exorcisme ou la rĆ©incarnationĀ poĆ©tiqueĀ de cetteĀ cabane. ALOIS CHALOPIN venaitĀ de faire l'acquisition d'uneĀ caravane pliableĀ afin d' yĀ adapter sonĀ rĆ©citĀ post sĆ©dentaireĀ enĀ un hommageĀ familialeĀ nomade. Ā 

Les visiteurs abondaient, la soirĆ©e ne faisait que commencer et l'Ć©vĆØnement battaitĀ dĆ©jĆ  son plein.Ā PhilippeĀ KeunenĀ accueillait le nouveau buvetier de LA BUVETTE SPORTIVE – XavierĀ DAIVE – ancienĀ ā€œprogrammateur culteā€œĀ du théâtre desĀ ateliers 210Ā Ć  EtterbeekĀ entre 2010 Ć  2022. Depuis,Ā artiste de lettrage, mais avant tout, grand mĆ©lomane et collectionneur de disques vinyle. Une fois par mois, il se rend Ć  KIOSQUE RADIO pour partager une Ć©coute en ligne de ses innombrables musiques issues du monde entier - sous le pseudonyme FUNKY BOMPA. Il venaitĀ rĆ©cemmentĀ d'Ć©lire domicileĀ Ć  deux pas du Boulevard d'YpresĀ et offrait ses servicesĀ Ć Ā la buvette sportiveĀ de son nouveauĀ quartier. La romanciĆØreĀ Mardi ForestierĀ lui commandait un cafĆ© trĆØs serré avant d'entrer en pisteĀ rejoindre son acolyte - la pianiste et chanteuse Beth Georgia GordonĀ -Ā pour l’adaptation de sonĀ romanĀ ā€œHARDEā€.Ā Une romanceĀ quiĀ prenaitĀ racineĀ parmi les personnages de laĀ ComediaĀ deĀ l'ARTE : Arlequin, Colombine et Pierrot.Ā Ecrit dans uneĀ version non binaire,Ā Mardi ForestierĀ approfondissait le mystĆØre de cette nĆ©oĀ histoire et de sa beautĆ©.Ā La styliste-habilleuseĀ Mathilde DumasĀ VĆ©ranĀ avait rĆ©alisé une coiffure vintage des annĆ©esĀ follesĀ sur la chevelure des deux artistes. Aussi, Mardi Forestier etĀ BethĀ Georgia Gordon Ć©taient habillĆ©esĀ dans un style libertin,Ā chaussures Ć  talons haut et sous-vĆŖtementsĀ faƧonĀ XVIIĆØ. Ā Cette Ć©lĆ©gance Ć©picurienneĀ et poĆ©tiqueĀ obligeaitĀ le rĆ©cit d'ĆŖtre au sommet de son raffinementĀ et dans uneĀ incongrue vertu.Ā Ā 

Applaudissemnts.Ā 

Enfin LioubaĀ FrydmanĀ occupait le piano angĆ©lique de l’auditorium de la terrasse souterraine.Ā IlĀ portait une cravate bariolĆ©e avec des bandes vertes fluorescentes. DerriĆØreĀ luiĀ se trouvait la violoncellisteĀ ClaraĀ Achour.Ā Ā Depuis la terrasse n°193,Ā Liouba Frydman avait vraimentĀ faitĀ progresser son rĆ©pertoire de chansons et ses dispositionsĀ -Ā tant pianistiquesĀ que dans les arrangements de sa musique. Tessiture mĆ©dium et non aigüe,Ā  la voix chante et raconte. Certains refrains sont des songes, et les couplets un dessin animĆ©. A vingt-cinq ans, sa voix, ses chansons franƧaises, son piano,Ā et l’excellente violoncelliste CaraĀ Achour, Ā l’avaientĀ renforcĆ© versĀ  un nouveau palier. SonĀ artĀ  habitait son corps et son Ć¢me plus que jamais. Liouba Frydman marquait ainsi au fer rouge - la deux cent nonante et uniĆØme des MILLE ET UNE TERRASSE.Ā 

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Photographies androgéniales de Cayo van Breugel 


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