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Mille et une Terrasse N° 44 Paprika & Varnishkes

UN PEU de souvenirs de la quarante quatrième des MILLE ET UNE TERRASSE. UN Premier Avril dont on pouvait s'imaginer tout et son contraire. En effet Matthieu Ha ouvrait le grand volet marron du centre de beauté culturelle à sept heures du​ matin lorsqu'un tapis blanc de neige s'est posé sur la terrasse extérieure et sur tout le long du boulevard d'Ypres. Puis il ouvrait sa messagerie internet, il découvrait un courrier électronique avec une photo en pièce jointe envoyée par Cayo à 08H08 - elle venait de photographier un coeur inscrit sur la neige et qui recouvrait le pare-brise d'une voiture. Un message accompagnait la photographie :"And again happy birthday". ​Le jour anniversaire de Matthieu Ha commençait déjà alors que le soleil n'était pas encore apparu. La boule de feu et de lave finira par éclairer la grisaille sombre du ciel mais ne montrera point le bout de son nez. Ce sera dans le froid glacial que Cayo arpentera à bord de sa moto VAN VAN, les rues bruxelloises pour arriver UN PEU comme un glaçon d'Avril. Elle arrivait avec les préparatifs pour la soirée. Et puis Mustapha du Chicago venait pour servir le thé. Ensuite Yacine le rejoignait avec Vincent Patigny à la buvette sportive. Le drapeau d'or venait d'être mis à sa place habituelle quand une vieille connaissance de Matthieu Ha faisait son apparition dans la terrasse intérieure : Patrick Gossens - joueur de cornemuse irlandaise. Cela faisait UN PEU plus de vingt ans que les deux amis ne s'était plus vue. Cette visite était providentielle - tellement le ciel était si bas et que le vent imposait une fois de plus son tempo. Alors comme sorti des ténèbres, le son de la cornemuse faisait vibrer son bourdonnement pastoral pendant que le musicien, assis comme un berger, dominait l'espace - en proposant un jeu mélodique d'une force tranquille et ancestrale. Les gens se réchauffaient, attendris par cette atmosphère celtique et pour finalement être invités par Cayo à un degré sous le niveau de la mer, dans l'Auditorium HD de la terrasse sous terraine. Une grande carpe nageait sur place dans les profondeurs de la scène et accompagnait le trio PAPRIKA ET VARNISHKE . Un ensemble de musique judéo Hongroise menée par Lucy Grauman à la voix et au piano, Hanna Bárdos-Féltoronyi mezzo soprane et enfin Gilles Sadowski clarinette. Celui-ci démarrait le plus souvent par de nombreux airs, « clés » pour ouvrir les portes des secrets Klezmers. Les deux chanteuses dévoilaient ensuite leur chant selon des thèmes caractéristiques aux différentes nuances de cette culture musicale. La musique était certes hébraïque mais s'étendait tout autant vers l’envoûtement du mystère des "voies hongroises". En effet, il y avait à certains moments, des apparitions sur le visage des deux chanteuses : le sourire d'une princesse Magyar ou celui d'une cousine d'Attila le Hun ou encore la bouche d'un poisson d'Avril. Ainsi ce récital d'une petite heure, pouvait se découvrir à la façon d'une matriochka russe. La soirée n'était pas encore finie que Cayo se mettait assise sur une chaise - au-dessus de la table basse de la terrasse intérieure. Sa guitare sèche était sur ses genoux, la chanteuse portait une magnifique robe marron et un foulard autour du cou. Elle chantait deux chansons de son répertoire en anglais pendant que deux gâteaux d'anniversaires illuminés par des feux de Bengale, arrivaient dans les mains de son compère. Ce dernier faisait quelques pas de danse et déposait les deux gâteaux à côté de la dutchess. Il y avait un gâteau au chocolat et un splendide gâteau au fromage - recouvert d'une nappe de fruits confits. Ainsi cette gourmandise ne tardait pas à être dégustée de même que la quarante quatrième des MILLE ET UNE TERRASSE recevaient les derniers flocons blancs d’un hiver qui n’avait pas encore dit son dernier mot.

Photographies de Cayo Scheyven


















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