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Mille et Une Terrasse N° 297 Astrobal - Jeffers Waldo - Johannes Eimermacher quartet - Pieter De Buyser

Updated: 5 days ago

UN PEU de souvenirs d’un soir de pleine lune – lors de la nouvelle édition de “UN PEU FESTIVAL DES DEBUTS” et ce, durant la deux cents nonante-septième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

Le boulevard d’Ypres recevait une douce et tiède journée ensoleillée. Ciel bleu, feuillages exubérants, citadins souriants. Que Bruxelles se plaisait à être si belle quand le temps devenait si beau !!! C’était le premier Mai, Vincent Patigny, président du Centre de beauté culturelle UN PEU, faisait une brève apparition avec une rose à la main, reçue après la commémoration du jour sacré de “la fête du 1er mai” ou fête du travail...  Il l’offrait ensuite chaleureusement à La DUTCHESSE. BILAL (Terrasse N°262) était de retour dans le quartier, et venait de recevoir une permission de sortie de prison de vingt-quatre heures. Il en avait profité pour faire une visite à Monsieur Ha et c’était une nouvelle occasion pour préparer et partager le fameux thé de la paix du quartier

Cayo et Matthieu Ha venait de retrouver depuis la veille leur grand ami Pok alias Wannarit Pongprayoon (Terrasse N° 289) venu tout droit de Beijin, où il venait de faire escale une dizaine d’heures après son départ depuis Bangkok. Au total il avait voyagé 18 heures. Il était le résident principal d’UN PEU de ce début de mois de mai et se préparait à une tournée d’un mois en Europe.  

Plus tard, après huit heures de route, arrivaient les quatre musiciens d’ASTROBAL. ASTROBAL était en tournée et venait de jouer à Paris puis à NANTES. Enfin JEFFERS WALDO arrivait d’un peu moins loin – PARIS à une heure trente de train. Quant à son acolyte P.A, ce dernier était sur la route depuis quelques jours. Parti de Toulouse en camping-car, il était venu accompagné de son amoureuse.  Le Centre de beauté culturelle allait héberger tous ces artistes voyageurs. Pok dormira dans la cabine de sommeil, Arthur et Vincent d’Astrobal dans l’auditorium, JEFFERS Waldo dans le bureau de Matthieu Ha, quant à P.A et sa compagne ils dormiront dans leur camping-car.  

Le programme de cette première soirée n’allait pas se limiter à eux. Il y avait également l'auteur flamand et voisin du quartier PIETER de BUYSER et enfin le quartet bruxellois de Johannes Eimermacher. Le saxophoniste avait déjà eu l’occasion de prester dans l’auditorium HD avec l’ensemble d’Audrey Lauro “LA NUEE” (Terrasse N°20). Cette fois-ci, il venait avec une proposition toute personnelle et bien différente. Accompagné par Franck Isaker(terrasse N°20) à la clarinette basse, Emmanuel van Mieghem à la contrebasse et enfin le batteur Gaspar Sicx (Terrasse N°244). Un quartet partagé entre jazz retro, spontanéité acrobatique et des fragments de musiques contemporaines crépusculaires. La contrebasse rebondissait sur les impulsions de la batterie de Gaspar Sicx, le saxophoniste Johannes Eimermarcher s’envolait et entrainait la clarinette basse dans son sillage. A d’autres moments, la clarinette basse ou la contrebasse prenaient le rôle du soliste. La musique variait ses mouvements d’ensemble et interrompait sa pleine vitalité par quelques songes musicaux bleutés. 

               “ Applaudissement " 

 

La deuxième partie de la soirée allait s’engager au niveau 1 de la terrasse intérieure en compagnie de l’auteur PIETER DE BUYSER. Ecrivain flamand brillant et docteur en philosophie. Romancier à succès, notamment en Tchéquie. Souvent sollicité pour le théâtre néerlandophone et récemment pour une série sur NETFLIX. Quelques mois auparavant, Pieter De Buyser était venu rendre visite à “ses voisins” Cayo et Matthieu Ha. Il leur faisait part d’une proposition atypique. Il était sur une idée d’écriture d’un nouveau roman dont l’histoire allait avoir lieu à KIEV - à travers une correspondance avec l’un de ses cousins éloignés – un certain IGOR BUYSEROVITCH - originaire de Saint Pétersbourg. Ce roman ne pouvait être diffusé sur aucun support télévisuel, ni papier encore moins par radiophonie et ne pouvait faire l’objet d’aucun spectacle de grande envergure. Il était soumis à une auto édition minimum et à des règles strictes. De plus, les services secrets d’une organisation nébuleuse - les Panthères grises, avaient l’œil sur lui et veillaient à ses moindre faits et gestes. En l’occurrence, Il devait certainement avoir une personne relative à cette cellule, infiltrée parmi les personnes du public... Cette intrigue avait débuté lorsque PIETER DE BUYSER reçut par la poste, un étrange courrier. Une grande enveloppe contenant un disque dur. Une lettre était jointe au document numérique. C’était un acte notarial expliquant au voisin d’UN PEU, les démarches à suivre quand ce dernier aura découvert le contenu de la disquette. Celle-ci contenait le témoignage de ce fameux cousin éloigné de Russie, “IGOR”.   

Il y a très longtemps, les ancêtres de PIETER DE BUYSER - côté flamand - étaient des fauconniers, une tradition transmise de père en fils. Du côté de son cousin, leur branche venait de l’aristocratie russe et proche du Tsar. Igor avait alors envoyé son testament à l’écrivain bruxellois et dans lequel, il disait vouloir partir à Kiev malgré la guerre en Ukraine. Celle -ci avait commencé depuis 2014 et n’était pas près de se terminer. Igor voulait savoir si, dans ce pays meurtri, l’amour était possible. Dans sa lettre, ce dernier parlait du philosophe français ALAIN BADIOU et selon lequel : l’enjeu de l’amour repose sur la façon d’inventer la vie. Ainsi PIETER DE BUYSER marquait les premiers jalons de ce qui deviendra au cours des mois à venir un grand feuilleton et ceci sous le sceau du plus grand des secrets. Seuls les spectateurs présents au milieu des MILLE ET UNE TERRASSE auront la surprise de découvrir ce roman intitulé : DE MINAAR VAN KIEV ou L’amant de Kiev. 

            “Applaudissements” 

Les spectateurs et les spectatrices rejoignaient ensuite l’auditorium HD de la Terrasse souterraine pour assister au concert de JEFFERS WALDO. La première fois, en 2022, JEFFERS WALDO avait fait partie du programme de Franck Limonier DIVAGATION (Terrasse N°84). Le chanteur et son guitariste P.A s’étaient révélés brillamment lors de cette soirée. A l’époque, le chanteur vivait à Toulouse, depuis, il était résident à Paris et avait pris des cours de théâtre de manière à incarner plus en profondeur et sérénité son jeu de scène. Vêtu d’un très beau complet bleu ciel, chemise blanche et foulard autour de sa nuque. Le grand blond aux yeux bleu avait une élégante allure rappelant celle de DAVID BOWIE durant les années quatre-vingt. Ses traits du visage rappelaient ceux du chanteur MORTEN HARKET du groupe mythique norvégien A-HA. Les deux musiciens étaient venus avec un tout nouveau répertoire de chanson pop à la française. P.A menait toujours aussi bien sa “guitare héro” avec la même ferveur. Les compositions étaient au confluent de l’ancienne “nouvelle vague” et de la dernière dont une chanson reprise de PHILIPPE CATHERINE aura eu le don de faire lever spontanément le public pour danser. 

             “Applaudissements” 

La dernière partie du programme avait fait venir des esthètes et des spécialistes tel que le musicien producteur Marc    Hollander. La nuit était finalement tombée, la pleine lune de ce début du mois avait été surnommée “la lune des fleurs”. Quoi de mieux, pour ouvrir cette nocturne, qu’un concert d’ASTROLAB. Ce groupe venu de la GUARIGUE, région française indissociable de la culture des bovins et dont l’activité donnera le nom à leur maison de production musicale : LA BERGERIE. Certains musiciens tels que JULIEN GASC(Terrasse N°292), GAETAN NOCHALANT (Terrasse N°292), LENPARROT (Terrasse N°247) ou MOKE (Terrasse N°227) avaient collaboré à plusieurs repises avec cette institution artisanale. Initiée par le toulousain Emmanuel Mario. Celui-ci était également le compositeur-batteur et chanteur centrale d’ASTROBAL. Musique puisant dans les forces de l’imaginaire du psychédélisme à la française. Le soutien de sa compagne Nina Savary au clavier électronique avec son chant de soprano galactique plongera définitivement l’auditoire dans un ballet d'étoiles fictives, scrutées depuis l’auditorium HD de la terrasse souterraine. Et que serait ce bal dans les astres sans le soutien indéfectible du claviériste Vincent Guyot et du cadet – Arthur - à la basse et flûte traversière. Ce dernier venait de prendre la décision d'enlever sa barbe juste avant le concert. Il était allé au WC du centre de beauté culturelle et en ressortait, rasé de près, frais et beau comme un soulier neuf. ASTROLAB venait de traverser des univers lointains mais aussi très familiers, à l’image de leur dernière chanson, une romance pop italienne dont le refrain infini suggérait un amour vaste, un voyage éternellement beau dont ils auront trouvé un refuge chaleureux au milieu de la deux cents nonante-septième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

Applaudissements photographique de Cayo van Breugel 


 
 
 

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