Mille et Une Terrasse N° 306 Clara Levy & Gašper Piano - Geography of the Moon - Julien Gasc & Enid Valu
Updated: 2 days ago
UN PEU de souvenirs insomniaques lors de l' énième soirée du FESTIVAL DES DEBUTS et au moment de la trois cents sixième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Le lendemain de la première soirée de rentrée, le centre de beauté culturelle présentait une nouvelle affiche très variée. Cayo avait été mise en contact avec un duo franco-italien GEOGRAPHY OF THE MOON lequel était en tournée. Le couple résidait actuellement au Japon dans la ville d'Hiroshima. Leurs hôtes étaient très curieux de connaître le quotidien là-bas. Ainsi durant le thé de la paix du quartier Andrea RUBBIO, le guitariste de Geograpgy of the Moon, expliquait leur manière de vivre d'expatrié. En dehors des grandes villes que sont Tokyo et Osaka, les loyers étaient très bas et la nourriture bon marché. Le duo effectuait des allées et venues entre l'Asie et l'Europe depuis une bonne dizaine d'années. Leur musique répondait à la culture du post punk. Basés officiellement dans le sud de Londre avec quelques résidences à Glasgow dont Andrea Rubbio était également originaire. Comme le nom de leur projet l'indiquait, GEOGRPHY OF THE MOON n'était pas facile à géolocaliser. En revanche leur musique se fera remarquée entre autres par La BBC radio 6 dj et seront également couronné en Ecosse avec le THE SAY AWARD – reconnu comme album de l'année. La chanteuse Virginie Bones était originaire de Normandie. Les cheveux teintés en noir gothique, la jeune femme, assise en tailleur, tenait son micro l'air impassible et l'émotion froide. En revanche son compagnon jouait debout à la guitare électrique, le corps sensible au moindre rebondissement de leur révolte musicale punk.
Après ce concert post punk pure jus, le public allait assister à une performance de musique contemporaine bien typique entre Clara Levy & Gašper Piano (terrasse No228). Le guitariste connaissait très bien l'auditorium et avait proposé une partenaire de jeu bien connue dans le milieu de la musiques contemporaine bruxelloise - la violoniste Clara Levy dont c'était le premier concert dans le boulevard d'Ypres. Le duo allait s'employer à un dialogue parfaitement accordé. Pourtant les deux musiciens ne s'étaient pas apprêtés à des formules mélodiques... Les cordes du violon soprane et les cordes de guitare électrique étaient manipulées à la perfection, vers des notes rompues, atonales, bruitiste, bruyantes grinçantes, une approche abstraite qui, au début du vingtième siècle, semblait être une aventure improbable et dont la pratique était plus courante depuis lors. Cela restait une découverte pour les non-initiés, devenait un grand classique pour d'autres mais par-dessus tout, appartenait à des choix culturels et esthétiques d'une grande maitrise.
Les spectatrices et les spectateurs allaient redescendre une troisième fois pour retrouver le tandem ENID VALU / JULIEN GASC. Amoureux depuis deux années déjà, Julien Gasc avait trouvé un refuge secondaire à Munich oú résidait l'américaine Enid Valu. Depuis, Enid Valu était régulièrement invitée à rejoindre Julien Gasc sur scène. L'une des premières fois à l'occasion de l'anniversaire de Matthieu Ha (Terrasse No 243) au Cheval Marin. Récemment à l'occasion d'un répertoire qui avait rassemblé Ma Clément - Alice Georges Perez et Enid Valu (terrasse No 292). Ce énième concert de Julien Gasc à UN PEU allait confirmer le talent inextinguible de cet auteur compositeur français et pianiste incontestable et soulignait également une harmonie vocale d'une grande justesse avec sa partenaire. Rien ne semblait en mesure de les séparer. Le public leur réservera un tonnerre d'applaudissement.
Le public venait d'assister à trois concerts menés par trois duo. Trois manières de jouer de la musique, trois manières de la vivre et de l'aimer.
Puis bien plus tard, arrivait, rouge comme une cerise sur un gâteau, le chanteur français et danseur de claquette Patrick Honoré (Terrasse no 0001) accompagné de son chauffeur. Toujours prompt à jouer ou à proposer son talent, l'artiste portait une veste de velours rouge, des chaussures en or et son couvre-chef. Avec un petit speaker autonome, au milieu des gens, le Franck Sinatra d'Amiens lançait sa musique de music all et offrait par surprise et à capella tout un tour de chant avec ses claquettes qui tap-dansaient sur la trois cents sixième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Photographies insomniaques de Cayo van Bruegel






















































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