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Mille et Une Terrasse N° 307 Dixmude / Ypres Brocante - Sofi Naufal - Marija Kovačević- Melissa Weikart

Sep 6
4 min read

Updated: 3 days ago

UN PEU de souvenirs d'une journée la plus longue lors du UN PEU FESTIVAL des DEBUTS et au moment de la trois cents septième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

Tôt, au très petit matin, le Boulevard d'YPRES avait été vidé de ses véhicules pour laisser la place à la BROCANTE annuelle du quartier DIXMUDES/YPRES. Le grand volet marron du centre de beauté culturelle venait d'être ouvert à huit heures. Cayo et Matthieu Ha ressortaient aussitôt la caravane ainsi que les tables et chaises pour les installer sur la terrasse extérieure.  Les deux membres de Geography of the Moon (Terrasse 306) saluaient leurs hôtes avant de poursuivre leur tournée. Xavier, le nouveau buvetier était venu rejoindre nos deux amis. Il avait proposé son aide vendredi à la buvette sportive lors de la terrasse No 305 et revenait ce jour d'huy pour mettre en vente des caisses entières de disques vinyle – 45 tours. La brocante venait à peine de commencer quand les premiers visiteurs se ruaient déjà sur les caisses de vinyle. Sa discographie était attractive et faisait venir des spécialistes : d-jockeys, collectionneurs et autres passionnés. Certains faisaient en sorte de monopoliser les caisses de manière à saisir la perle rare en exclusivité. Les albums étaient vendus à 1 euro l'unité. Xavier recevait parfois des commandes de cinquante vinyles par la même client. De leurs côtés MES LEVRES vendaient leurs albums vinyles ainsi que le dernier Tee shirt créé lors de leur tournée chinoise (Terrasse No 266). Il était très beau. A l'époque, le musicien chinois Xiao He avait donné le nom de la tournée et dont la calligraphie sera ensuite brodée en rouge sur le juste corps à côté d'un dessin effectué par Matthieu Ha.  Deux tees shirts seront achetés durant la brocante, de même que deux de leurs albums vinyle et un calendrier de Cayo. Ils vendront également des K7, des disques lasers produits par les artistes qui figuraient dans leur "Faux Magasin". A midi, Patrick Honoré qui avait passé la nuit au Centre de beauté culturelle, débutait son tour de chant, ses claquettes à ses pieds et pour le plus grand plaisir des passants et des personnes installées en famille sur la terrasse extérieure. Matthieu ha avait également pris le micro pour chanter à capella un Ave Maria. De même que Georgette Clifford (terrasse No 299/tom2) alias Cayo qui offrait un mini récital de son répertoire folk. Certains buvaient un jus de pomme, une bière ou mangeaient une saucisse préparée dans le magasin d'en face à LA CASA MENTHE. Le C cube avait de leur côté préparé des frites. Le KBK avait fait une porte ouverte et présenté une exposition d'artistes bruxellois. La journée avait été ensoleillée, radieuse, paisible et belle. C'était aussi l'anniversaire du voisin Valentin Souquet. Les bruxellois des autres quartiers reconnaissaient un charme indéniable à cette brocante. Celle-ci prenait fin à dix-huit heures mais la journée n'était pas pour autant terminée pour nos deux amis. 


Le Centre de beauté culturelle allait poursuivre par une programmation musicale portée sur trois artistes féminines. Tout d'abord avec la violoniste serbe résidente à New York – Marija Kovačević. L'artiste présentait trois violons posés par terre et reliés individuellement par un câble de micro. Elle comptait les parcourir selon trois différentes approches et sous l'oreille attentive d'un auditoire assis à même le sol.  Marija Kovačević présentait tout un nuancier d'effleurements et de frottements sur les cordes du violon. Des cordelettes effilochées lui servait d'archet et offrait une exécution très délicate. Cayo avait appuyé sa lutherie d'un haut-parleur d'appoint de façon à révéler les moindres subtilités. Puis venait le tour du dernier et troisième violon. Elle employait l'arête à l'encoignure du petit muret situé au fond de la terrasse intérieure, d'où dominait le pétale d'or beaucoup et de manière à appuyer d'un mouvement brusque vers le bas son instrument ancien. Le violon résonnait de toutes ses cordes et produisait des sons beaucoup plus dynamiques et véloces. La manière de prendre ses violons était inédite et atypique. Pour finir sa performance Maria Kovačević retournait la crosse de l'instrument sur le sol en le faisant doucement circuler. Le bruitage infime du bois contre le béton était rendu audible grâce à un micro fixé sur le chevalet. La prestation arrivait à son terme avec les applaudissements du public.   

La deuxième partie allait avoir lieu dans l'auditorium de la terrasse souterraine en compagnie de la franco-américaine MELISSA WEKART. Résidente à Paris, elle connaissait quelques artistes de Bruxelles dont la plupart du Georges collectif (Terrasse 244/tom2)  venus l'encourager. La jeune femme proposait un répertoire de 12 chansons. Elle s'accompagnait seule au piano. Elle connaissait également le pianiste parisien Léo Blomov (Terrasse No 293/tom2). Ses compositions étaient très bien charpentées. Sa voix douce emmenait l'auditoire dans une musique intimiste chantée en anglais et en français.  Elle emportait une vive ovation de l'assistance. Cayo la rejoignait sur scène pour réaliser ses traditionnels portraits photographiques. 

Le troisième concert donnait la place à Sofi Naufal (terrasse No 232). Un an après son premier passage dans l'auditorium, l'américaine résidente à Bruxelles présentait un tout nouveau répertoire. La Bruxellicaine mettait au point des boucles musicales entre harmonies et hypnoses. Sa voix prenait ensuite le lied et brodait des perles de mélodies. La chanteuse était assise et s'élevait sur un tapis volant musical qu'elle tissait mystérieusement en temps réel, escortée par des chorus vocaux, des boucles sonores et des fées.  

La soirée avait été couronnée de succès.  

Le boulevard d'Ypres se plongeait dans une nuit dominicale des plus délicieuses. Mélissa Wikart buvait une bière sous l'arbre en compagnie de ses amis bruxellois, Sofi Naufal et Marija Kovačević mangeaient paisiblement une salade égyptienne et croque-monsieur servis par leurs hôtes - et ce - sur la trois cents septième des MILLE ET UNE TERRASSE. 

Photographies couleurs de Cayo van Breugel 


 
 
 

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