Mille et Une Terrasse N° 304 BÀÀN - Zach Thompson
UN PEU de souvenirs de clôture durant la dernière soirée du festival UN PEU JUSTE EN JUILLET, lors de la trois cents quatrième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Deux groupes étaient présentés par le Centre de beauté culturelle UN PEU. Tout d'abord le duo bruxellois BÀÀN Club Set. Depuis 2016, BÀÀN (Terrasse No 198) et ses deux musiciens – Pascal Paulus et Jean Philippe de Gheest avaient produit jusqu'à présent, quatre albums vinyle de Kraut music. BÀÀN mettaient en valeur un univers électromagnétique et infini, avec des synthétiseurs de haute qualité, joués par P.Paulus et rythmés méticuleusement à la batterie par J.P. de Gheest. En parallèle le tandem produisait quatre K7 – le "BÀÀN Club Set" dont le dernier enregistrement venait d'être éditée en cette année 2026. BÀÀN Club Set était une approche parallèle à celle de BÀÀN. Elle leur permettait de faire abstraction de la batterie et d'approfondir les abysses électro. Jean Philippe de Gheest échangeait donc son instrument rythmique par une panoplie de tables modulaires. L'auditorium et ses spectateurs étaient alors plongés dans un cosmos musical plus détaché. L'esprit des sonorités devenaient une réalité virtuelle et la musique conduisait immédiatement à un recueillement profond proche du coma ou d'un flottement. Dans ce sommeil éveillé harmonieux, translucide et psyché, rien ne se bousculait. Tout apparaissait à l'unité, dans un mouvement qui s'étirait comme la respiration sourde de l'ouïe. La performance de BÀÀN Club Set évoluait tout bonnement dans une apesanteur de paix électronique.
Après ce voyage inter-sidérable, après une pause sur la terrasse extérieure, après un passage au WC à l'intérieur duquel Cayo avait installé une radio pour écouter de la musique classique sur Musique 3, Matthieu Ha présentait dans l'auditorium HD de la terrasse souterraine l'artiste britannique ZACH THOMPSON accompagné de ses compagnons de route. Le groupe présentait des musiciens typiquement britishs. Un violoniste bluffant de dextérité, pince sans rire et au flegme tout anglais. Un bassiste qui aurait pu être un tenancier de pub dans la région du Kent, bien en chair, moustache malicieuse, grooves d'un corps qui swing d'un bonheur joufflu. Un batteur de la royal air force pour donner les attaques à chacun des morceaux, et bien sûre, ZACH THOMPSON dans son rôle de leader : voix patinée, celle du raconteur des contes et légendes et tout ce qu'il fallait pour s'enjouer d'un répertoire irlandais, de gig folk entrainantes et autres fables instrumentales à cordes vocales. La compassion des mélancolies litaniques de ses songes pluvieux, les fées et les lutins de la grande Bretagne celtique étaient de retour jusqu'à ce que le soleil et les nuages se couchassent, juste UN PEU en juillet et ce, lors de la trois cents quatrième des MILLE ET UNE TERRASSE.
Photographies ajustées de Cayo van Bruegel.













































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